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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 15:53
Chapitre 9 : Attaque et interrogatoire.

La nuit commençait à faire son apparition lorsque les deux frères
s’arrêtèrent à quelques mètres du Sugarloaf Mountain Motel. Ils se rendirent à la réception à pied et se présentèrent.

- Bonsoir.

- Bonsoir messieurs, que puis-je pour vous ?

- Nous sommes du F.B.I., dirent les deux frères en montrant leurs fausses cartes.

- Le F.B.I ? Sérieux ?

- Oui très sérieux ! Fit Dean. 

- Nous sommes à la recherche d’un suspect et d’après la police il loge dans la chambre 14. Auriez-vous un double de la clé de sa chambre ?

- Oui bien sûr, fit le gérant en donnant la clé à Dean.

- Merci.

- Au revoir messieurs.

- Au revoir, répondirent les deux frères d’une même voix.

Dean et Sam se rendirent dans la chambre d’Allan et commencèrent à fouiller chaque recoin de la pièce, sacs, salle de bain, … Mais ils n’y trouvèrent rien : aucune balle, ni fusil, ni poison.
N’ayant rien trouvé, ils décidèrent de rester dans la chambre à attendre qu’Allan rentre. Ils patientaient depuis plus d’une heure lorsqu’ils entendirent le pick-up d’Allan.
Dean se prépara à l’accueillir en se positionnant juste devant la porte. Sam quant à lui se positionna sur le côté de la porte.
Lorsqu’il entra dans la chambre, la seule chose qu’Allan vit c’est un poing fermé qu’il reçut en pleine figure. Son nez se mit à saigner. Il porta immédiatement sa main sur celui-ci.
Il fût quelque peu assommé par la violence du choc, ce qui n’empêcha pas Sam de lui mettre un autre coup de poing dans le ventre. Allan eut le souffle littéralement coupé et les deux frères profitèrent de sa faiblesse pour l’assoir sur la chaise sur laquelle ils l’attachèrent solidement.
Dean attendit quelques minutes qu’il reprenne ses esprits avant de le questionner. Quant à Sam, il se précipita sur lui et chercha les clés de son pick-up dans les poches de sa veste.
Lorsqu’il les trouva, il laissa son aîné s’occuper de leur prisonnier et partit fouiller le pick-up à la recherche des balles empoisonnées et d’un éventuel antidote.
Lorsqu’il arriva au niveau de la portière, il eut de nouveau un terrible mal au ventre qui se suivit d’un violent mal de tête. La souffrance fut si forte qu’il poussa un râle de douleur et s’écroula sur le bitume en se maintenant le ventre d’une main et la tête de l’autre. Au bout de quelques minutes, les douleurs s’estompèrent et sa respiration avait repris un rythme quasi normal. Il s’accrocha à la poignée de la portière et se hissa lentement pour se remettre debout. Il mit un certain temps avant de pouvoir mettre la clé dans la serrure. Lorsqu’il réussit à l’ouvrir, il commença ses recherches en retournant tout l’habitacle du 4x4, mais ne trouva rien. Il referma la portière puis alla fouiller l’arrière du pick-up. Lorsqu’il souleva la bâche et qu’il vit tout le matériel de chasse qu’il y avait, un sentiment de soulagement l’envahit. Il trouva un sac en papier contenant un petit flacon dans lequel il y avait une sorte de poudre grise et un petit papier plié en quatre. Il l’empoigna et ramena le tout dans la chambre.
Pendant ce temps Dean avait pris soin de questionner Allan à sa façon. Malgré le fait qu’il lui avait mis quelques coups de poings bien placés, celui-ci n’avait pas lâché le morceau. Allan était très résistant.
Sam entra dans la chambre avec le sac.

- Dean, j’ai trouvé ! Dit-il, essoufflé.

Lorsque Dean vit le teint blafard de son cadet et la façon dont il se déplaçait vers lui, il se précipita auprès de lui et mit instinctivement la main sur son front.
 
- Mais tu as de la fièvre ?! Constata-t-il tout aussi inquiet qu’énervé de ne pas l’avoir su avant.

- Ca recommence ! Fit Sam grimaçant de douleur.

Le mal de ventre refit immédiatement surface. Face à cette intense souffrance, Sam se plia en deux. Il avait l’impression qu’un poignard lui raclait l’estomac. La douleur était devenue vite insupportable. Il sentit une puissante nausée le submerger. Il porta la main à sa bouche tout en se dirigeant vers la salle de bain où il se mit à vomir un filet de sang dans la cuvette des toilettes. Dean était tellement inquiet pour son cadet qu’il en avait des sueurs froides. Le voir dans cet état maladif, l’angoissait terriblement. Il réagit donc instantanément, ramassa le sac en papier que Sam avait fait tomber et vérifia son contenu. Il y trouva la poudre et une petite notice pliée en quatre. Puis il se dirigea vers la salle de bain pour y récupérer son frère.
Sam en sortit difficilement, sa douleur abdominale le tiraillant toujours. Sa vue commençait à se troubler et sa blessure le faisait souffrir de martyre.
Son aîné le voyant dans cet état l’aida à marcher et les deux frères sortirent de la chambre laissant Allan seul toujours attaché sur sa chaise.

- Eh, vous n’allez pas me laisser ici ? Hurla Allan.

- Oh que si ! C’est tout ce que vous méritez ! Lui lança Dean sans cacher son animosité.

Avant de refermer la porte, il téléphona au 911 pour signaler un suspect dangereux en indiquant l'adresse puis raccrocha immédiatement avant que la police lui demande son nom et prénom. Puis il aida son cadet à marcher jusqu'à l'Impala. Une fois dans la voiture, il conduisit pied au plancher jusqu'à la clinique. Lorsqu’ils arrivèrent à la clinique, le médecin et l’infirmière allongèrent Sam sur la table d’examen. Le docteur Bennett donna des ordres bien précis à l’infirmière.

- Shirley, mettez le jeune homme sous perfusion avec antalgique et anxiolytique.

- Tout de suite docteur.

Sam était sur la table d’examen à se tordre de douleur. Tout son corps le faisait souffrir. D’ailleurs, il était tellement agité par la douleur, que l’infirmière eut du mal à lui installer la perfusion.
Dean était là à regarder sans pouvoir faire quoi que ce soit pour l’aidé et ça le rendait malade.

- Vous allez le mettre sous sédatif ? Demanda-t-il, inquiet.

- Non, juste l’aider à se détendre et atténuer la douleur. Vous avez la balle ?

- Oui et même le flacon avec le venin ! Fit Dean en lui donnant le sac.

- Super ! Merci, Dean !

Le médecin observa la poudre contenue dans le flacon.

- Le venin dont il s’est servi n’est pas banal.

- Il est si dangereux que ça ? S'inquiéta Dean.

- Oui, le venin vient d’un serpent d’Afrique et c'est un des plus virulents qui existent. Encore heureux que le vendeur du magasin a fourni cette notice pour élaborer l’antivenimeux.

Tout en parlant, le docteur examinait la liste des ingrédients nécessaires à la fabrication de l’antidote. Celle-ci était composée principalement de plantes médicinales. Il se prépara à opérer John et donna des consignes précises pour surveiller Sam. N’ayant que peu de temps et peu de moyens, il envisagea de charger Dean d’aller chercher ce dont il avait besoin chez un herboriste.

- Dean ? Vous pouvez me rendre un service ?

- Oui, bien sûr, répondit l’aîné, prêt à tout pour que sa famille s’en sorte.

- Voici la liste de ce que j’ai besoin pour faire l’antidote, vous pourriez aller me les chercher ?

- J’y vais tout de suite.
 
Dean sortie de la clinique prit les clés de l’Impala dans la poche de sa veste et partie en ville chercher ce que le médecin lui avait demandé.
Chapitre 10: Crainte et soulagement.

Dean téléphona à la clinique afin de les prévenir qu’il avait trouvé tout ce qui était inscrit sur la liste et qu’il serait là dans moins de cinq minutes. L’infirmière lui répondit qu’elle serait là pour réceptionner les produits.
Trois minutes plus tard Dean était de retour à la clinique avec le sac contenant les plantes médicinales. Comme prévu, l’infirmière réceptionna le sac. Dean, qui la suivait, se vit refuser l’accès à la salle d’examen ou était admis son cadet. Il s’en inquiéta aussitôt et voulu se renseigner auprès de l’infirmière, mais celle-ci avait déjà franchi la porte, qui se referma devant lui. Étonné par ce qui venait d‘arriver, il regarda par le hublot où il vit tout un tas d’infirmières s’agiter autour de son cadet. Il parcourait le couloir en faisant des allers et retours devant la porte.
Lorsqu’enfin une infirmière traversa le couloir, il l’attrapa par le bras et lui demanda tout ce que cela signifiait.
Elle lui répondit juste qu’un des deux hommes avait fait un arrêt cardiaque, mais qu’elle ne savait pas de qui il s’agissait et que le docteur Bennett faisait de son mieux pour le sauver. Il était dans un tel état d’inquiétude qu’il en avait les mains qui tremblaient. La cadence de son cœur s’accéléra et ses mains devinrent moites. Son angoisse était au maximum. Il était là à attendre dans ce couloir sans rien pouvoir faire pour les deux personnes qu’il aimait le plus au monde. C’en était trop ! Il devait savoir ce qu’il se passait afin d’être rassuré.
Plus Dean piétinait dans ce couloir aux murs blancs de cet endroit aseptisé, plus il bouillonnait de l’intérieur.
L’agitation dans la salle de Sam avait soudainement cessé. Il en profita pour y pénétrer.
Il vit que son frère était toujours allongé. Il avait les yeux fermés, son visage était toujours aussi blafard et son front était recouvert de gouttelettes de sueur.
Il était branché de tous les côtés : perfusion sur la main, monitoring cardiaque sur son torse, tensiomètre sur le biceps gauche et par moment il était agité par quelques petits spasmes qui étaient certainement dus à la fièvre. Dean s’approcha lentement de son cadet.

- Sam ? Tu m’entends ?  

Mais Sam ne répondit pas. L’angoisse qu’il ressentait était devenue indescriptible. Son cœur se mit à battre encore plus vite que lorsqu’il attendait dans le couloir. Il aurait voulu que Sam lui donne au moins un semblant de réponse, quelque chose pour le rassurer. Un simple « oui » lui aurait suffi. Quelques cris de la part du docteur Bennett le sortirent de ses pensées. Il leva la tête en direction de la deuxième salle d’examen. Celle-ci même où se trouvait son père.
Il s’en approcha, prit une grande inspiration et mit sa main moite sur le battant de celle-ci et la poussa.
Quand il vit la scène effrayante qui se déroulait devant ses yeux, il eut le souffle coupé. Son cœur battait si fort qu’il ressentit un violent pincement dans sa poitrine qui lui fit perdre l’équilibre. Afin de ne pas tomber, il se retint à l’encadrement de la porte. Le docteur qui était en train de pratiquer un massage cardiaque sur John, s'aperçut que Dean observait la scène. Il ordonna à une infirmière de le faire sortir.

- Sally ?! Sortez-le d’ici !

- Tout de suite docteur ! Vous ne pouvez pas rester là ? Dit-elle d’une voix douce tout en repoussant Dean.

- Pourquoi ? Que se passe-t-il ? J’ai besoin de savoir ? Exigea-t-il d’une voix paniquée qui indiquait à quel point son niveau de stress était élevé.

- Dean, calmez-vous ! S’il vous plait ! On va aller s’asseoir en salle d’attente où je vous expliquerai ce qui se passe.

- Je ne veux pas aller en salle de pause ! Je veux savoir maintenant ! Protesta-t-il fermement.

- S’il vous plait, Dean ! Soyez raisonnable !

Malgré le fait qu’il ne voulait pas suivre l’infirmière pour aller en salle d’attente, il n'avait pas d'autre choix que de faire ce qu'elle lui disait. Il avait besoin de savoir ce qu'il se passait.
Il se résigna et accepta de la suivre. L’infirmière conduisit Dean dans le couloir menant à la petite salle où ils purent discuter tranquillement. Elle lui expliqua que son père avait fait un arrêt cardiaque et que le médecin avait besoin de concentration pour faire son travail correctement. Dean avait bien compris la situation, mais n’était pas rassuré pour autant.

- Que va-t-il se passer maintenant ? Demanda-t-il nerveusement.

- Notre équipe est sur le point de finir le cataplasme pour stopper l’effet du venin. Une fois que celui-ci sera neutralisé, le médecin pourra opérer votre père.

- Et si la réanimation ne fonctionne pas, demanda-t-il anxieux.

- Ne vous inquiétez pas, le docteur sait très bien ce qu’il fait, le rassura-t-elle en posant une main réconfortante sur l’épaule.

- Vous êtes sûr ? Lui demanda-t-il, son regard dans le sien.

- Je suis sûre que tout va bien se passer. Je vais devoir y retourner. Ça va aller ?

- Je pense que oui, répondit-il d’une voix lasse.

- On vous prévient dès que ce sera fini, dit-elle en s’éloignant vers la porte de la salle d’examen.

- Merci.

Dean se ressaisit en se disant que s’il y avait quelqu’un qui pouvait se sortir de cette mauvaise situation c’était bien son père. Il attendit, assis sur un siège, son regard posé sur la porte. Au fil des heures interminables, il finit par s’endormir dans une position pas très confortable.
Le docteur Bennett avait réussi à réanimer le patient. L’état de santé de John étant stabilisé, le médecin pratiqua une incision au niveau de sa plaie et introduisit le cataplasme dans le trou de la blessure. A son contact, John se contorsionna et fit une large grimace de douleur. Il ne restait plus qu’à attendre que le produit agisse sur le venin et cela prendrait une heure avant de constater les effets positifs du contre poison. En attendant qu’il puisse opérer John, il partit s’occuper de Sam et appliqua le cataplasme sur la plaie du jeune homme. Dean fut réveillé brutalement par un râle de douleur venant de son cadet. Il se leva rapidement pour se précipiter devant le hublot de la porte. L’équipe médicale était autour de Sam et celui-ci s’agitait énormément en hurlant et en se contorsionnant de douleur. Le cataplasme déposé sur sa plaie le faisait souffrir de martyre. D’ailleurs un infirmier fut obligé de lui maintenir les épaules pour maîtriser les mouvements brutaux de Sam. La douleur ne s’estompa qu’au bout de quelques minutes. Dean qui regardait la scène à travers le hublot se passa la main dans les cheveux. L’inquiétude qu’il avait ressentie avant qu’il s’endorme sur le siège était revenue au galop. Lorsque Sam fut plus calme et que John fut hors de danger, le docteur Bennett sortit de la pièce et alla expliquer la situation à Dean.

- Dean ?

- Oui.

- L'état de votre père est stable, je vais donc pouvoir lui extraire la balle. Pour votre frère on va attendre que sa fièvre tombe. Lorsqu’il sera réveillé, on lui fera des examens sanguins. S’ils sont normaux, il pourra sortir, dans environ trois jours, le temps que son corps reprenne des forces, mais il devra impérativement se reposer.

- Oh ! Faites-moi confiance, je ferai ce qu’il faut pour qu’il reste tranquille. Et pour notre père ?

- Je suis obligé d’attendre que la fièvre tombe avant de pouvoir l’opérer, mais si tout se passe comme prévu, il sera sorti dans une dizaine de jours.

- Est-ce que je peux voir Sam ?

- Oui, bien sûr. Je vais vous indiquer sa chambre.

- Merci.

Le médecin accompagna Dean jusqu'à la chambre de son cadet. Arrivé devant celle-ci, Dean lui serra la main pour le remercier. Lorsqu’il entra dans la chambre, son cadet était allongé paisiblement sur son lit, les yeux fermés. Certes il était encore branché aux appareils, mais il fut vite rassuré en voyant que le bip du monitoring était bien plus calme et régulier que lorsqu’il l’avait vu quelques heures auparavant. Il prit la chaise qui était devant le lit de Sam et s’installa auprès de son frère en attendant patiemment qu’il se réveille.


Chapitre 11: Guérison

En salle de chirurgie tout se passait pour le mieux pour John. Une fois l’opération terminée, le personnel médical le conduisit en salle de réveil où il fut surveillé de très près. Quant à Dean, il était toujours assis auprès de son frère à le veiller au cas où il se réveillerait. Il sursauta lorsque la porte de la chambre s’ouvrit. Une infirmière entra pour prendre les constantes de Sam.

- Vous êtes encore ici ? Demanda-t-elle, étonnée.

Dean la regarda un instant mais ne répondit pas.

- Vous avez l’air épuisé !

- Je dois rester avec lui, dit-il sans la regarder.

- Soyez raisonnable, vous tombez de sommeil. Croyez-moi vous serez mieux dans votre lit, insista-t-elle.

- Vous avez des nouvelles de mon père ?

- L’opération s’est bien passée. Il a été conduit en salle de réveil.

- Je peux le voir ?

- Désolé, vous ne pourrez le voir que lorsqu’il sera dans sa chambre, lui dit-elle en refermant la porte.

Quelques minutes plus tard, la porte s’ouvrit de nouveau. Cette fois-ci c’était le médecin qui venait lui apporter des nouvelles de leur père.

- Bonjour Dean.

- Bonjour Docteur, comment va notre père ?

- L’opération s’est bien passée et dans quelques heures il sera conduit dans cette chambre.

- Merci beaucoup docteur.

- De rien. Maintenant que vous êtes rassuré, vous devriez rentrer au motel et dormir.

- Non ! Je veux être là lorsqu’ils se réveilleront !

- Vous avez besoin de repos et en cas de problème j’ai votre numéro de portable.

- Je veux être présent à leur réveil, répéta-t-il.

- Dean, allez vous reposer et c’est un ordre ! Dit-il sur un ton légèrement autoritaire.

L’aîné des Winchester ne se donna pas la peine de répéter. Il se contenta d’un regard qui montra toute sa détermination au docteur Bennett. Celui-ci fit néanmoins une dernière tentative :

- Dean, soyez raisonnable. Vous ne tenez même plus debout, fit-il compatissant, en posant une main sur son épaule.

Mais une fois encore il n’eut pas gain de cause. Le jeune homme campait sur ses positions et ne songeait absolument pas à l’idée de quitter sa famille. Reconnaissant vis-à-vis du médecin et de tout ce qu’il avait fait pour son frère et son père, il s’expliqua malgré tout.

- Je ne peux partir, docteur. Il faut que vous me compreniez. Ils sont tout ce qu’il me reste et il est hors de question que je les abandonne maintenant. Je dois être présent lorsqu’ils se réveilleront.

Le médecin acquiesça d’un léger signe de tête afin de lui montrer qu’il comprenait puis il quitta la chambre, laissant les deux frères ensemble.
L’aîné essaya de se lever de sa chaise pour se dégourdir les jambes mais il s’aperçut que celles-ci ne le soutenaient plus. Il savait que ce phénomène n’était pas uniquement dû à la fatigue harassante qui le submergeait. Il y avait aussi toute cette angoisse qui l’avait tiraillée depuis le début de cette histoire. Et même s’il se sentait légèrement rassuré, il se faisait toujours du souci. Il reprit donc sa place sur la chaise et commença à parler avec son frère, l’informant que tout ça n’était qu’un sale moment à passer mais qu’il ne devait surtout pas baisser les bras parce qu’il était là et qu’il attendait qu’il se réveille. N’espérant aucune réponse à son monologue, il finit par se taire. Pendant quelques instants, il l’observa, guettant le moindre signe qu’il soit positif ou négatif. Mais Sam paraissait très calme. Sa respiration lente et régulière eut pour conséquence de le faire sombrer dans le sommeil.
Le cadet se réveilla aux alentours de neuf heures quarante cinq après une nuit bien reposante. Il fut d'abord agressé par la lumière du soleil venant de la grande fenêtre sur sa droite. Il lui fallut quelques secondes pour focaliser son regard sur le plafond avant de scruter les murs blancs de sa chambre. Il avait encore mal dans tous ses muscles, il ressentait toujours la nausée, la plaie de son bras le démangeait légèrement et il avait l’impression de planer, mais il était content de constater qu’il n’avait plus de fièvre, ce qui pour lui était bon signe. Ce fut sans surprise qu’il vit son aîné endormi près de lui dans une position très inconfortable. Sa tête reposait sur son bras droit, qui lui-même était étendu sur le lit. Il sourit en le voyant ainsi et n’amorça aucun mouvement afin de ne pas le réveiller. Malheureusement, quelques légers spasmes subsistaient et il ne put les contrôler.
Dès qu’il le sentit bouger, Dean ouvrit les yeux. En redressant difficilement la tête, il regarda instinctivement sa montre qui indiquait dix heures ; Il était dix heures ! Comment avait-il pu dormir aussi longtemps ? Il leva les yeux et constata effaré que son frère était déjà réveillé. Il était apparemment encore groggy par les médicaments qui lui étaient injectés en perfusion mais il lui souriait.

- Hey, Sammy, dit-il timidement.

- Hey, Dean, marmonna le cadet.

- Comment te sens-tu ?

- Je me sens inutile et j’ai l’impression de planer, lui répondit-il d’une voix faible.

- Ce sont certainement les médocs qui te font ça !

- Tu as des nouvelles de papa ?

- L’opération s’est bien passée et d’après ce que m’a dit le doc, il ne devrait pas tarder à monter dans cette chambre.

- Ils vont l’installer ici ?

- Oui ! Peut-être que le médecin pense que c’est plus pratique pour vous soigner, enfin je suppose.

Soudain la porte de la chambre s’ouvrit. Un brancardier poussa le lit de John dans la chambre et l’installa juste à coté de Sam.

Dès que son patient fut confortablement placé, il tira le rideau qui séparait les deux lits. Puis un bataillon d’infirmières entra dans la chambre et demanda à Dean de sortir afin qu’elles puissent s’occuper des deux hommes. Cette fois, l’aîné s’exécuta sans broncher et attendit dans le couloir. Évidemment les quelques minutes d’attente lui parurent une éternité.

- Vous pouvez entrer, lui indiqua la dernière infirmière qui venait enfin de quitter la pièce.

Il n’attendit même pas la fin de la phrase pour pénétrer dans la chambre. Une fois à l’intérieur, il se stoppa net. Sam s’était rendormi. Alors il se dirigea d’un pas hésitant vers son père. Celui-ci était inconscient et, comme pour Sam, il était branché à un tas d’appareils. Dean prit la chaise qu’il déplaça au milieu entre les deux lits, puis surveilla son père d’un côté et Sam de l’autre. Quelques heures passèrent et John commença à bouger la tête. Dean qui surveillait son réveil depuis près de deux heures, s’en aperçut. Il se leva puis fit le tour de son lit et fixa avec intensité l’ouverture des yeux de son paternel. John ouvrit les yeux pour découvrir Dean, penché au dessus de lui.

- Hey, papa.

- Dean, souffla John d’une voix lasse.

- Comment tu te sens ? Tu as mal quelque part ? Demanda son fils d’une voix inquiète.

- Dean ?

- Oui papa.

- Arrête avec tes questions... Je n’ai pas le courage d’y répondre, lui dit-il fatigué.

- Ok, papa.

Dean laissa son père tranquille et se réinstalla sur sa chaise. Il attendit que les deux membres de sa famille se portent mieux. Vers quatorze heures son estomac commença à crier famine. Depuis son réveil, il n’avait rien avalé. Il se résolut donc à sortir de la chambre et alla se restaurer dans un fast-food. Il revint dans la chambre environ une heure après. Son père et Sam étaient réveillés et discutaient ensemble. Devant ce tableau de bonheur, Dean eut un sourire jusqu’aux oreilles. Le plus dur était passé pour les deux personnes les plus importantes de sa vie. Sam sortit au bout de trois jours d’hôpital. Quant à John, il ne sortit qu’au bout de huit jours. Dean et Sam étaient restés pendant ce temps au motel et avaient rendu visite chaque jour à leur père. Une fois John sorti, ils restèrent un jour de plus au motel avant de raccompagner Sam à l’Université. Après une nuit bien reposante, les trois Winchester se préparaient à ranger leurs affaires dans leurs voitures respectives. Dean ouvrit le coffre de l’impala et y déposa son sac et Sam fit de même. Quant à John, il posa son sac sur le siège passager de son 4X4 noir puis referma la porte. Lorsque le fils aîné rabattit la porte du coffre, un coup de feu venu de nulle part se fit entendre. Le projectile heurta violemment le corps d’un des trois hommes, qui s’écroula sur le bitume du parking.
Chapitre 12: Vengeance

Dean ressentit une violente douleur au ventre. Le projectile lui avait transpercé la chair, déchirant sur son passage ses muscles qui, sous l’effet de l’impact, se mirent à saigner abondamment Dean porta immédiatement ses deux mains sur la plaie. Sous la violence du choc il s’écroula au sol en hurlant de douleur. John et Sam lui portèrent secours mais Dean était en état de choc. Sa blessure avait l’air sérieuse. John le souleva délicatement et transporta son fils sur la banquette arrière de l’Impala avant de s’installer à côté de son aîné. Sam se mit au volant et démarra la voiture en trombe faisant crisser les pneus sur le goudron du parking. Pendant le trajet, John téléphona à la clinique et informa l’infirmière au bout du fil que Dean avait été blessé par balle au niveau du ventre et qu‘il perdait beaucoup de sang. L’infirmière lui répondit qu’elle prévenait le docteur Bennett et qu’elle serait là pour les accueillir. John raccrocha son portable et surveilla son aîné. Celui-ci avait toujours les mains plaquées sur sa blessure dont le sang coulait aux travers de ses doigts. Son teint était devenu pale et il avait le souffle court.

- Ca va aller, Dean !

Ils mirent à peine cinq minutes pour arriver à la clinique. Sam gara la voiture dans l’impasse. A peine arrêté, John ouvrit la porte de l’Impala et Sam n‘eut même pas le temps de sonner à la porte que celle-ci s‘ouvrit sur les trois hommes. Ils furent accueillis par deux infirmiers équipés d’un brancard. Ils aidèrent John et Sam à allonger Dean sur le chariot et partirent pour la salle d’examen. Arrivés devant la porte les deux hommes se virent refuser l’accès à la pièce.
John était furieux contre Allan et estima qu’il était temps de mettre fin à cette histoire. C’était pour lui le seul et unique moyen de protéger ses deux fils de ce malade mental. Il fit demi-tour dans le couloir. Sam se retourna et vit son père repartir. Sam était partagé entre son frère agonisant en salle d’examen et son père sur le point de quitter la clinique. Il ne lui fallut qu’une fraction de seconde pour prendre une décision. Il courut auprès de son père pour le rattraper avant qu’il ne referme la porte d’entrée.

- Papa ? Cria Sam

- Quoi ?!

- Où tu va ?

- En finir avec Allan !

- Dean est mourant et toi tu ne pense qu’à te venger !

- Tu veux quoi ? Qu’Allan recommence à nous tirer dessus et nous tuer ! C’est ça ?


- Non ! Mais Dean a besoin de toi et moi aussi !

- Ecoute Sam, je vais retrouver ce fumier qu’on n’en finisse une bonne fois pour toute ! Répondit John sur un ton autoritaire tout en sortant de la clinique.


La porte se referma sur un Sam complètement désemparé. La colère qu’il ressentit à cet instant pour son père était palpable. Tout son corps tremblait de rage. Mais comment pouvait-il partir pour se venger alors que Dean était au plus mal ! Mais il devait contenir sa colère au plus profond de lui. Son frère était entre la vie et la mort et il aurait besoin qu’il soit là lorsqu’il se réveillerait. Il fit volte-face puis longea le couloir nerveusement jusqu’à la porte de la salle d’examen. Il jeta un œil par le hublot. Dean était entouré de plusieurs infirmières et du docteur Bennett. Il était branché de partout : perfusion sur la main, électrodes sur le torse pour surveiller son rythme cardiaque et le tensiomètre. Le voir dans cet état n’était pas rassurant et lui rappelait de mauvais souvenirs.

* * * * *
En Salle d’examen.

Dean réussi à entrouvrir légèrement ses paupières. Sa vue était floue et tout ce qu’il vit c’était une lumière blanchâtre au dessus de lui. Lorsqu’il tourna doucement sa tête, il distingua des murs blancs. Il sut alors qu’il était à la clinique. Tout ce qu’il pouvait entendre c’était des voix toutes proches de lui et le bip du monitoring.

- Compresses !

- Tout de suite, docteur.

Il était dans un état catatonique tel qu’il avait l’impression de flotter à côté de son corps. Il se sentait comme dans un rêve sauf que là, la douleur lui rappela qu’il était bien dans la réalité. Il ressentait une terrible douleur au niveau du ventre, comme si on lui brûlait ses entrailles au fer rouge. La souffrance était insupportable même pour lui, qui avait déjà eu des blessures douloureuses. Celle-ci n’avait vraiment rien à voir avec les autres. Petit à petit la douleur estompa et il se sentit partir dans l’inconscient.

* * * * *
Retour dans le couloir

Sam faisait toujours les cent pas devant la porte en attendant des nouvelles de son aîné. Il était toujours énervé contre son paternel et l’attente dans ce couloir aux murs blancs, n’arrangeait rien à la situation. Ca faisait bien une demi-heure qu’il était là à tourner en rond comme un lion en cage, une demi-heure sans avoir la moindre nouvelle de son frère. Agacé par cette attente interminable, il essaya de se détendre un minimum et s’assit sur un siège. C’est à ce moment que le docteur vint à sa rencontre et lui donna enfin des nouvelles de son frère.


Il se leva rapidement de son siège et serra la main du médecin.

- Alors docteur ? Comment va-t-il ?

- Où est votre père ?

- Parti, il avait une chose important à faire.

- La balle qu’il a reçue est mal logée et sa plaie est gonflée, signe que le projectile est empoisonné. J’ai eu du mal à le stabiliser. Je vais devoir attendre que l’antivenimeux agisse avant de pouvoir lui extraire la balle.

- Vous ne pouvez pas l’opérer avant ?

- Non ! Je ne peux pas pour l’instant ! Il a perdu beaucoup de sang et il faut attendre que la fièvre tombe et que l’antivenimeux agisse avant de pouvoir lui retirer la balle. Tout ce que je peux faire c’est le surveiller de près.

- Merci docteur, lui dit Sam en lui serrant la main.

- De rien. Je fais mon boulot, répondit le médecin en penchant la tête sur le côté.Votre blessure, Sam : elle saigne.

- Manquait plus que ça ! répondit Sam regardant en direction de sa plaie.

- Venez avec moi, je vais regarder ça.

Sam suivit le médecin dans la salle d'examen et s'assit sur la table puis se déshabilla.
Le docteur examina la plaie. Les points de suture avaient lâché.
Il désinfecta la plaie puis il prépara une injection de Lidocaïne. Au contact de l'aiguille, Sam grimaça légèrement. Ensuite le médecin lui fit les points de sutures et finit ses soins par un bandage.
Au moment où le cadet venait de finir de remettre ses affaires, une infirmière entra dans la salle et informa le médecin que le patient venait de se réveiller et demandait son frère.

Il ne fallut que quelques secondes pour que Sam descende de la table et les deux hommes rejoignirent Dean.

- Hey Dean, dit-il d'une voix douce.

- Sam ! Répondit Dean d'une voix faible et cassée.

- Dean, comment te sens tu ? Demanda-t-il les larmes aux yeux.

- C'est la su...per for...me. Où est papa ? Demanda-t-il toujours la voix faible et essoufflée.

- Dean.

- Sam, rép...onds !

- Parti voir Allan.

C'est à cet instant-là que les yeux de Dean se révulsèrent, qu'il serra les dents et que ses mains agrippèrent le papier qui était sur la table d'examen. Puis son corps se mit à trembler de partout. L'infirmière fit sortir Sam, afin que le médecin soigne au mieux son patient. Il fallut près de dix minutes pour stabiliser Dean. Le médecin revint à la rencontre de Sam.

- Comment va-t-il ?

- J'ai réussi à le stabiliser, mais ce qui m'inquiète c'est que la fièvre a du mal à redescendre.

- Vous ne pouvez rien faire de plus ?

- Non ! Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, à part attendre et surveiller. Vous devriez aller dormir.

- Non, je préfère rester ici.

- Ok, c'est vous qui voyez, céda-t-il.

Le médecin n'insista pas plus longtemps. Si le cadet était aussi borné que l'aîné rien qu'il ne puisse dire, l'aurait fait changer d'avis. Le docteur Bennett retourna s'occuper de son patient et Sam continua à attendre dans le couloir.

Chapitre 13 : Représailles et Réjouissance.

Après l’enquête de la police, Allan fut libre de s’en aller. Il sortit du poste du shérif très en colère contre Dean et s’empressa donc de retourner au motel où il récupéra son arme qu’il avait cachée dans le coffre de son pick-up, sous la roue de secours, ainsi que l’unique balle empoisonnée qui lui restait. Il était très en colère contre Dean. John était toujours en vie et ce à cause de ses deux fils, qui avaient fait échoué son plan. Il monta dans son pick-up et se gara à quelques mètres du parking où était stationné le 4x4 de John et l’Impala. Il se trouva une cachette puis attendit patiemment que les trois hommes sortent de la chambre. Lorsqu’il vit les Winchester, il arma son fusil, visa et appuya sur la gâchette. Le projectile atteignit sa cible en quelques secondes. L’homme sur lequel il avait tiré s’écroula au sol. Le visage d’Allan s’était illuminé d’un sourire de satisfaction, heureux d’avoir accompli sa vengeance. Il retourna à son Pick-up et rentra au motel où il se gara sur le parking puis il se dirigea à pieds vers un bar non loin du motel. Il s’installa au comptoir et commanda une bière.
John était dans une colère noire lorsqu’il quitta la clinique. Il monta dans l’Impala puis reprit la route en direction du Virginia City motel. Il se gara sur le parking puis récupéra son 4x4 et rechercha Allan.
Quant à celui-ci, il sortit du bar lorsque John l’aperçut. Allan ayant vu le 4x4 de John, ne mit pas longtemps à monter dans sa voiture puis démarra en trombe. Il sortit du parking et John fit demi-tour sur la route et partit à sa poursuite. Les deux voitures roulaient à vive allure. Lorsque John voulu dépasser Allan, celui-ci donna un coup de volant et cogna le 4X4. John réussit de peu à esquiver l’arrivée sur le bas côté de la route et accéléra de nouveau. Il le rattrapa et se remit à la hauteur du Pick-up d’Allan. John prit dans sa boîte à gants un révolver et tira dans le pneu de son pick-up. Sous l’effet de l’impact, le pneu éclata. Allan avait donné un coup de volant pour se rattraper mais trop tard, sa voiture partit en tonneaux avant de s'écraser violemment contre un arbre. Sous l’effet du choc la tête d’Allan heurta violemment le pare-brise ce qui le d’énuqua sur le coup. John freina d’un coup sec. Sa voiture mit quelques secondes à s’arrêter. Il se gara sur la bas côté puis se rendit auprès d’Allan. Vue la quantité de sang qui s’écoulait de sa tête, John en conclut qu’Allan était mort. Il voulait tout de même s’assurer que c’était bien le cas. Il ouvrit la porte du côté passager puis vérifia son pouls au niveau de son poignet. N’ayant trouvé aucune pulsation, il referma la porte et essuya ses empreintes avant de téléphoner à la police, mais raccrocha lorsque celle-ci lui demanda son mon et prénom. Il remonta dans son 4x4 noir, puis fit demi-tour et repartit en direction de la clinique.



* * * * * * *
Dans le couloir

Sam était allé en salle d’attente chercher un café. Il revint s’asseoir sur un siège et continua d’attendre là. Une heure plus tard, le médecin arriva auprès de Sam et lui expliqua la nouvelle situation concernant Dean.

- Alors Docteur, comment va-t-il ? Demanda-t-il angoissé.

- Il est dans le coma ! L’informa le docteur.

- Il va s’en sortir ? Vous aller pouvoir l’opérer ?

- Si sa fièvre continue de descendre, je pourrais l’opérer dans une heure.

- Dans une heure ! Répéta Sam les yeux dans le vague.

- Sam, ça va ?

- Hein ? Oui ! Oui ! C’est juste que je suis inquiet et que je trouve ça prend beaucoup de temps, répondit le cadet d’une voix lasse.

- Je sais que cela n’est pas facile pour vous, mais il est désormais stabilisé et sa fièvre tombe. C’est déjà bon signe ! Vous devriez rentrer au motel pour ...

Le médecin n’eut pas le temps de finir sa phrase que Sam répondit avec une farouche détermination:

- Non ! Je reste ici jusqu’à ce qu’il aille mieux ! dit-il avec détermination.

- Ok je n’insiste pas ! fit-il en retournant auprès de Dean.

Sam buvait quelques gorgées de son café tout en faisant les cent pas d’un bout à l’autre du couloir. Lorsqu’il fit demi-tour pour retourner s’asseoir, son père ouvrit la porte d’entrée. Sam se retourna.

- Papa ?

- Sammy ! Comment va Dean ? S’empressa de demander John.

- Tu demandes comment va ton fils ? Non mais je rêve ! Cela fait plus de deux heures que tu es parti et pas une seule fois tu as téléphoné pour demander des nouvelles de Dean et maintenant tu me demandes comment il va ?

- Je sais Sammy, mais j’étais très occupé !

- Ah oui ! Occupé à faire ta vengeance, pendant que Dean est mourant ! Lui fit remarquer Sam sur un ton de colère.

- Sam, j’ai fait ce qu’il y avait de mieux pour vous !

- Pour nous ou pour toi ? Demanda-t-il nerveusement.

- Sammy ! Il fallait en finir avec Allan ! Et tu le sais aussi bien que moi ! Répondit John en haussant la voix.

- Mais cela aurait peut-être pu attendre que Dean soit hors de danger ! Mais non, il a fallu que tu y ailles quand même ! Je ne te comprends pas !

- Comprendre quoi ?

- Que tu puisses penser à te venger dans des moments comme celui-ci ! Ça me dépasse !

- Ca y est ! Tu en as finis avec tes reproches ?

- Non !

- Ben c’est bien dommage parce que moi je n’ai plus envie de t’écouter ! Sauf si tu as enfin l’intention de me donner des nouvelles de ton frère, s’énerva-t-il franchement, approchant sensiblement son visage fermé près de celui de son cadet.

- Dean ne va pas bien. Il est dans le coma. Le médecin ne pourra l’opérer que si la fièvre est moins forte. Pour l’instant on n’a pas le choix, faut attendre, expliqua-t-il les larmes aux yeux, conséquence de son inquiétude pour l'état de santé de son aîné et de la colère qu'il ressentait toujours pour son père.

- Je suis sûr qu’il va s’en sortir ! Tenta le père pour rassurer son fils autant que lui-même.

- J’aimerais en être aussi sur que toi !

- Je vais aller prendre un café.

John tourna les talons puis se dirigea vers la salle d’attente. Quant à Sam, il bouillait de rage intérieurement. Il était tellement nerveux qu’il mit un certain temps avant que la tension nerveuse qui avait ressenti redescendre. Au bout d’environ deux heures d’attente le docteur Bennett vint à la rencontre de deux hommes, il les informa de la situation.

- Bonjour ! Dit-il à John

- Comment va-t-il ?

- Je viens de finir l’opération. Malgré le fait qu’il a fait deux arrêts cardiaques, il est hors de danger. Il va falloir qu’il se repose quelques semaines avant de reprendre une activité normale.

- Nous pouvons le voir ?

- Désolé vous ne pouvez pas. Il est encore en salle de réveil. Il sera dans sa chambre dans quelques heures. Je vous préviendrai lorsqu’il sera installé.

- Merci Docteur.

- De rien, j’ai fait mon boulot.

Quelques heures passèrent et Dean fut monté dans une chambre où John et Sam le rejoignirent et attendirent son réveil.
 Lorsque Dean commença à se réveiller, il entendit en premier lieu le bip du monitoring qui lui sifflait dans les oreilles. Ce que cela pouvait être énervant ! Puis il distingua des voix familières, assez proches. Il essaya de se concentrer sur ses deux voix, puis lentement il ouvrit ses paupières, essayant d’habituer ses yeux à la lumière vive qui lui brûlait la cornée. Il vit d’abord le plafond de la chambre avant de se focaliser sur son paternel et son cadet.

- Dean ? Firent deux voix en même temps.

Il ressentait une atroce douleur au niveau de son ventre, à moins que ce soit plutôt le dos. Il avait du mal à distinguer où la véritable douleur se situait. Il avait également mal au crâne et il sentait un picotement dans la gorge. Il essaya d’articuler un mot et le fit difficilement.

- Oui... dit-il doucement, la voix lasse et essayant de bouger.

- Reste tranquille Dean tu es à la clinique, fit John.

- Comment tu te sens ? Demanda le cadet.

- En pleine for...me ! Essaya-t-il d’articuler le souffle court.

- Tu nous as fait peur ! Mais maintenant ça va aller, dit John.

- Arrêter... ce bip, ça... me rend... dingue ! dit-il d’une voix faible, essoufflé.

- Dean on n’a pas le droit d’y toucher ! L’informa John en se dirigeant vers la porte.

- Où tu va ? demanda Sam.

- Chercher le toubib.

- Non ! Répondit doucement Dean dans un souffle.

- Dean ! Si tu veux arrêter ce bip, faut aller chercher quelqu’un.

Dean fit un léger signe de tête en réponse à son père. John se rendit à l’accueil où il demanda à voir le docteur Bennett. La standardiste appela le service et le docteur arriva peu de temps après. Il salua John.

- Dean est réveillé. Il a demandé si on pouvait arrêter la machine.

- Je vais d’abord l’examiner.

Les deux hommes arrivèrent dans la chambre et le docteur demanda à John de rester dans le couloir et à Sam de sortir de la pièce, afin qu’il puisse ausculter Dean dans les meilleures conditions.

- Comment vous sentez-vous, Dean ?

- Bien ! Mentit-il.

- Pas de maux de tête, ni de nausées ?

- Non !

- Votre blessure vous fait-elle mal ?

- Un peu.

Le docteur lui fit un examen puis arrêta le monitoring. Dean le remercia d’un signe de tête et d’un sourire.

- Quand pourrais-je sortir, Docteur ? Demanda-t-il doucement.

- D’ici huit jours !

- Huit jours ? fit-il, déçu de la réponse.

- Oui, votre blessure était très sérieuse et vous avez besoin de soins réguliers pendant cette période.

- Ok ! Dit-il en faisant un signe de tête au docteur.

Le docteur sortit de la chambre et Sam y pénétra de nouveau pendant que John était resté dans le couloir à discuter de l’état de santé de l’aîné.

- Comment va-t-il ?

- Plutôt bien, quand on considère les circonstances qu’il a rencontrées il y a quelques heures. J’ai arrêté le monitoring et diminué la morphine. Par contre, il faut impérativement qu’il reste ici une huitaine de jours pour faire les soins nécessaires.

- Oh, vous pouvez compter sur moi, il n’ira nulle part ! Assura John.

Dean resta huit jours dans cette chambre d’hôpital, dans laquelle il devait prendre son mal en patience. Il ne sortit au bout de cette période que sous certaines conditions : Il devait continuer de désinfecter sa plaie quotidiennement, puis venir quelque temps plus tard pour faire enlever ses points de sutures. John fit chaque jour les soins de son aîné puis ils se rendirent plus tard à la clinique où le docteur Bennett lui retira les fils de sa blessure. Ceci étant fait, les deux hommes remercièrent le docteur d’une poignée de main et d’un cadeau. Les trois Winchester quittèrent la ville deux jours plus tard, puis raccompagnèrent Sam à Stanford où il retrouva sa tendre et chère Jessica. Il s’excusa et lui expliqua pourquoi il n’avait pas pu l’appeler durant son absence. Rassurée par ce qu’il lui avait dit, elle lui pardonna en l'embrassant tendrement d’un baiser passionné qui les transportèrent dans la chambre, la porte se referma sur le couple enlacé. Quant à John il reparti sur une petite affaire, celui-ci demanda à Dean de l’accompagné, l’aîné refusa gentiment la proposition de son paternel en lui disant qu’il avait besoin de repos après avoir subit une telle épreuve. Sachant ce que Dean avait éprouvé durant ces dernières semaines, John acquiesça d’un hochement de tête et d’un sourire, puis reparti à bord de son 4x4 noir. Dean mit le contact de l’impala et se dirigeât vers un motel ou il prit quelques jours de repos.

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Published by poupette67 - dans Fanfiction
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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 15:21

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Titre : Piqûre Mortelle.

Auteur : Poupette67

Série : Stargate SG-1.

Genre/Pairing : Aventure.

Personnages : Jack, Sam, Daniel, Teal’c, Janet et Hammond.

Résumé : L’équipe SG-1 explore une planète glacière, celle-ci est peuplée de créature hors du commun, ce qui va mettre la vie en danger d’un membre de l’équipe.

Saisons : Les premières.

Mentions légales : Les personnages de la série appartiennent aux créateurs et à la MGM.

Note de l’auteur : Voici ma première fiction courte sur la série Stargate SG-1, j’avais envie d’essayé d’écrire un OS sur cette série, car c’est une série que j’affectionnais il y a quelques années et que j’aime toujours, surtout avec les rediffusions sur le câble, je suis aux anges.
Ayant l’habitude d’écrire des Os et des Fictions sur la série Supernatural, j’espère que cette première fiction sur SG-1 vous plaira. Je vous remercierai donc par avance pour votre indulgence. Tout commentaire constructif sera le bien venu.


  Piqûre mortelle

L’équipe SG1 est dans la salle commande. Le contact est établit entre les deux mondes. Le vortex est ouvert et la sonde M.A.L.P est sur le point de traverser la porte. Tous les membres de SG1, ainsi que le général Hammond avaient les yeux rivés sur l’écran de l’ordinateur. Les premières images dévoilèrent un environnement glacier où la neige tombait à gros flocons. Le M.A.L.P continua son exploration et ne révéla aucun signe de vie. N’ayant apparemment aucun danger, le général Hammond décida d’envoyer SG1, ce qui ne ravi pas Daniel, qui ne supporte pas d’être au froid.
L’équipe se prépara donc à explorer cette planète sous le code P2X125.
Tous les membres sont dans la salle d’embarquement sauf Daniel qui n’est pas encore prêt et que Jack, Samantha et Teal’c attendent.

- Daniel, dépêchez vous, on vous attend depuis plus de dix minutes. Cria Jack.

- Oui, oui j’arrive.

Lorsque Daniel arriva dans la salle d’embarquement, les membres de l’équipe le regardèrent de la tête aux pieds. Et pour cause, il s’était habillé pour les circonstances en rajoutant à son uniforme un bonnet et une écharpe en laine.

- Euh Daniel ? C’est quoi cet accoutrement ? Dit Jack d’un air moqueur.

- Rigolez pas Jack, je n’ai tout simplement pas envie d’attraper froid, mes allergies me suffisent.

L’équipe étant prête, ils traversent le flux bleu de la porte des étoiles. De l’autre côté, le froid régnait et Daniel se mit à éternuer à plusieurs reprises.

- Dites on va rester longtemps ? Osa demander Daniel.

- Daniel ! Ne commencez pas à vous plaindre. Parce qu'on restera le temps qu’il faudra pour explorer cette planète. Autant vous faire à l’idée de rester un ou deux jours.
Lui dit Jack d’un air légèrement moqueur.


- Non, vous rigolez là ! Un jour ou deux dans ce froid ! Et où comptez-vous vous abriter pendant ce temps ? répondit-il en grelottant.

- Daniel.

- Quoi ?

- Contentez vous de faire votre boulot d’archéologue et sans un mot.


L’équipe continuait d’avancer lentement, leurs pieds s’enfonçaient dans l’épaisse couche de neige, après quelques mètres dans ce froid glacial, ils pénétrèrent dans une forêt dont les arbres étaient d’une taille démesurée. L’équipe paraissait tout petite devant ces immenses géants de bois. Dans cette gigantesque forêt, les arbres avaient un feuillage rouge épais et la neige qui était tombée dessus, empêchait la lumière de passer au travers. La neige était moins épaisse que dans la plaine qu’ils venaient de traverser, les arbres ayant empêchés quelques flocons de passer, ce qui avait donné au sol terreux un aspect laiteux glissant. Le lieu étant sombre l’équipe avait allumé leur lampe. Ils avançaient donc dans cette pénombre, scrutant cet endroit, lorsque soudain ils entendirent un bruit.

- Vous entendez ? Fit Samantha Carter.

- Oui, on dirait des sifflements d’insectes. Répondit-il le colonel O’Neill.

- En effet se sont bien des sifflements, mais je ne crois pas que ce soit des insectes.

- Merci pour cette précision Teal’c.

- De rien Colonel O’Neill.

- Mais d’où ça vient ?
Demanda Sam, scrutant les environs en levant les yeux vers la cime des arbres.


- Je ne sais pas, mais je trouve que ce n’est pas très rassurant. Fit Daniel des trémolos dans la voix, qui tremblait de froid.

Soudain le sifflement devint strident et s’amplifia, dans l’instant qui suivit, la terre s’effondra sous les pieds de Daniel, celui-ci hurla puis se fût une chute vertigineuse d’environ dix mètres, qui l’entraina au fond d’un gouffre, lorsqu’il percuta le sol, un craquement se fit entendre au niveau de sa jambe droite et sa tête percuta violemment la grotte dans laquelle il était tombé. L’équipe s’approcha du cratère et Samantha se mit à terre tandis que Jack et Teal’c éclairèrent le fond du gouffre, afin qu’elle puisse y voir plus clair.

- Daniel ! Daniel ! Vous m’entendez ? Hurla Sam.

- Carter vous le voyez ?

- Oui mon colonel, il semble ne plus bouger.


Daniel étant inconscient, les trois membres de SG-1 prirent la décision de faire descendre quelqu’un.

- Teal’c aidez moi, on va le remonter.

- Qui va descendre pour l’aider ? Demanda le capitaine Carter.

- Vous Carter.

- Moi ?


- Oui, vous êtes la plus légère et la plus compétente.

- Ok, monsieur.

Les deux hommes préparèrent les cordes en attachant celle-ci à un arbre. Sam passa la corde autour de sa taille et se mit à terre, puis glissa lentement dans le gouffre. Jack et Teal’c retenait la corde pendant la descende de Sam. Entre temps une araignée géante ayant senti le sang de Daniel qui s’écoulait de sa plaie, vint à sa rencontre, elle s’approcha de lui et le piqua derrière l’oreille. Cette piqûre douloureuse pour le sujet, fit bouger Daniel qui se mit à gémir. L’araignée voyant que celui-ci se réveillait et que au dessus d’elle les voix s’amplifiait, elle fit demi-tour et repartit dans son repère.
Quant à Daniel, il revenait lentement à lui. Son visage blafard était baigné par la faible lumière qui venait de l’ouverture au dessus de lui. Il était étendu sur le dos, les bras posés négligemment le long de son corps et ses mains étaient perdues sur le sol glacé de cette grotte. Maintenant que son corps se réveillait, une douleur lancinante se fit sentir, il avait un terrible mal de tête, sa jambe droite était très douloureuse. Et pour cause il avait une profonde entaille qui ne cessait de saigner. Daniel tenta d’ouvrir une paupière, mais il avait une terrible envie de dormir. Cela était certainement dû au choc qu’il avait reçu à la tête. Il tenta une nouvelle fois d’ouvrir progressivement les yeux, lorsque sa vue s’ajusta enfin, il distingua une forme à quelques mètres de lui, c’était Sam qui descendait à sa rencontre.

- Daniel ? Vous m’entendez ?

- Sam ?
Bafouilla-t-il.

- Comment vous sentez vous ?


- Ma jam...be droite me fait terri...blement mal et j’ai froid, répondit-il dans un souffle.

- Je vais regarder ça.

Sam examina la jambe de Daniel et lorsqu’elle toucha sa jambe, il hurla. Elle s’excusa auprès de Daniel, pour lui avoir fait mal.

- Désolé. Vous avez une fracture ouverte. Va falloir vous faire une attelle, pour vous sortir de là.

- Super...

- Carter comment va Daniel ?

- Il est réveillé et il a une fracture ouverte. Il faut lui faire une attelle pour le sortir de cet endroit.


- Ok, vous avez besoin de quelque chose ?

- Des grosses branches, pour faire l’attelle.


- Ok, on va vite vous trouver ça.

- Dépêchez vous !

- On va faire aussi vite que l’on peut Carter.


Pendant ce temps Carter s’occupait de la jambe de Daniel, elle lui présenta de l’ibuprofène.

- Tenez, de l’ibuprofène.

- Non, merci, j’y suis allergique, vous n’auriez pas du paracétamol ?


- Non je suis désolée. Je vais devoir vous enlevez votre chaussure et votre chaussette.

- Ok, mais allez-y doucement. Répondit-il en grimaçant.

- Je vais faire du mieux que je peux. Vous êtes prêt ?

- Euh... pas vraiment. Souffla-t-il en serrant les dents, sachant pertinemment que la douleur qu’il allait devoir supporter serait atroce et qu’il devait s’y préparer.

Sam prit la cheville de Daniel entre ses mains puis elle délassa sa chaussure. Lorsqu’elle l’enleva, Daniel fit une large grimace, suivit d’un cri. Au vu de la douleur qu’il venait de supporter Sam attendit quelques secondes avant d’enlever le reste. Elle savait que l’archéologue souffrait le martyr mais elle n’avait pas d’autre choix. Quand elle ôta la chaussette, il ne pu se retenir de hurler tellement la douleur était insupportable.

- Ahhhhhhhhhh, ça fait un mal de chien ! Vociféra Daniel en mettant sa main sur son visage.


- Désolée, Daniel. S’excusa-t-elle. Je vais devoir arrêter l’hémorragie et vous faire un pansement, avant d’immobiliser votre jambe dans l’attelle.

- Je... sais... Fit Daniel reprenant son souffle.

- Je suis désolée par avance pour la douleur que vous allez devoir encore supporter. Je vais faire le plus doucement possible. Je peux commencer ?

- Ai-je le choix ?

- Pas vraiment.


Sam sorti de la trousse de secours un antiseptique prêt à l’emploi qu’elle appliqua sur la plaie. Au contact de celui-ci Daniel hurla à en perdre le souffle. Même si les hurlements de Daniel, lui faisait mal au cœur, Sam continua de pratiquer les soins. Lorsqu’elle eut fini de soigner la jambe de l’archéologue, Jack et Teal’c arrivèrent avec des branches.

- Carter.

- Oui monsieur.

- Nous avons les branches.

- Descendez les-moi !


Jack attacha le fétu de branchage à la corde et fit descendre le tout à Sam.

- C’est bon mon Colonel.

Sam mit une branche de chaque côté de la jambe de Daniel et mit un bandage de façon à tenir le tout, une fois ceci fait, elle demanda à Jack de lui descendre la corde.
Avec la corde Sam fabriqua un harnais puis elle aida Daniel à se relever du sol, afin de lui passer le harnais entre les jambes. Daniel avait toujours ce mal de crâne et le fait de se lever avait provoqué un vertige qui le fit vaciller et pour ne pas faire tomber Sam qui le soutenait, il bascula son corps en arrière et s’appuya contre la paroi de la grotte.

- Mon Colonel, vous pouvez le remonter.

Dès que Teal’c et Jack entendirent Sam, ils remontèrent lentement Daniel du gouffre. Quelques minutes plus tard Daniel toucha le sol neigeux. Jack le détacha et lança la corde à Sam pour la sortir de cette caverne.
Sam commença à s’attacher, lorsque soudain un bruit attira son attention, elle pointa sa lampe torche en direction du bruit et ce qu’elle vit la fit frissonner. L’ombre sur la paroi de la grotte était énorme. Elle ne mit pas longtemps à s’attacher et demanda aux deux hommes qui l’attendaient à la surface de la remonter rapidement.

- Mon Colonel ? Vous pouvez me remonter. Dit-elle des trémolos dans la voix.
Au son de sa voix Jack avait comprit que quelque chose n’allait pas.

- Mon Colonel, dépêchez vous, il y a une énorme bestiole, qui s’approche. Cria-t-elle paniqué.

- Aller Teal’c on se dépêche.

Plusieurs minutes plus tard Sam fut remonté. Toute l’équipe étant réunie ils se dirigèrent vers la porte des étoiles.

Le Capitaine Carter entra l’adresse de la base. Mais le vortex refusa de s’ouvrir, elle essaya cinq fois avant que celui-ci daigne s’ouvrir. L’équipe pénétra dans le passage bleu.

- Activation extérieur de la porte. C’est SG1 mon général.

- Ouvrez l’iris.

Toute l’équipe arriva à la base, ils étaient frigorifiés et tremblaient tous de froid.

- Une équipe médicale, demanda immédiatement Samantha.

L’équipe médicale arriva très vite auprès de Daniel qui était désormais inconscient, celui-ci fût emmener immédiatement à l’infirmerie où le Docteur fraisier l’examina.

- Que s’est-il passé ? Questionna le général Hammond.

- Nous explorions la planète lorsque le sol où se trouvait Daniel à cédé sous ses pieds. Il a fait une chute d’une dizaine de mètres dans une caverne. Répondit le Colonel O’Neill.

- Je vous attends en salle de débriefing dans deux heures. Stipula le général Hammond.

- Bien mon général.

A l’infirmerie Daniel fut mit sous perfusion et emmené en chirurgie. Pendant ce temps les trois membres de SG1, partirent se réchauffer sous une douche. Une heure plus tard Jack, Sam et Teal’c se rendirent à l’infirmerie pour avoir des nouvelles de leur ami.

- Comment va-t-il Docteur ? Demanda Jack.

- L’opération s’est bien passée, il a encore de la fièvre, mais tout devrait rentrer dans l’ordre d’ici deux jours. On peut dire qu’il a eut de la chance.

Huit heures plus tard Daniel se réveilla doucement, lorsqu’il ouvrit les yeux, sa vue était flou, il avait un affreux mal de tête qui lui tambourinait l’intérieur du cerveau et il ne sentait plus sa jambe.

- Docteur Fraiser il se réveille. Signifia une infirmière.

- Daniel ? Comment vous sentez vous ? Lui dit-elle en examinant ses pupilles.

- Je me sens fatigué, j’ai... mal à la tê...te et ma jambe droite est plutôt lourde. répondit-il dans un souffle.

- C’est normal vous avez encore un peu de fièvre ceci est dû à votre blessure. Vous vous rappelez ce qui s’est passé ?

- Vaguement. Nous étions sur une planète glacière et... que je me suis blessé en tom...bant dans un gou...ffre. Souffla-t-il.

- Oui, c’est exact ! Vous aviez une fracture ouverte que j’ai réduite, votre jambe est donc plâtrée pour un mois. Vous allez...

- Devoir rester ici, pendant ce temps ! Souffla-t-il, ayant prit la parole pour finir la phrase que Janet Fraiser avait commencée.

- Oui, c’est bien ça.

- Quand pourrais-je sortir de l’infirmerie ? Demanda-t-il.


- Lorsque vous n’aurez plus de fièvre.

- C'est-à-dire ?

- D’ici un jour ou deux.


- Super !

- Je vais vous laisser vous reposer.

- Merci Docteur.


Le lendemain matin le docteur Fraiser vint examiner Daniel, celui-ci n’ayant plus de fièvre, elle l’autorisa à sortir de l’infirmerie dans l’après midi. Mais il devait impérativement suivre les consignes. Il devait se reposer le plus possible et venir à l’infirmerie prendre son traitement à heures fixe. Daniel n’avait rien contre ces directives imposées par Janet. Lorsque le moment de sortir arriva, c’est Jack qui lui apporta le fauteuil roulant, suivi de Sam et Teal’c.

- Docteur c’est vraiment nécessaire.

- Oui Daniel, c’est impératif, vous pourrez marcher avec des béquilles qu’à partir de demain.


Daniel ne broncha pas et acquiesça d’un mouvement de tête. Teal’c l’aida à s’assoir dans la chaise roulante.

- Alors content d’être sorti. Lui demanda Sam avec le sourire.

- Oui, mais je suis HS pour les missions pendant un mois.

- Ce n’est pas grave, vous pourrez toujours m’aider pour la traduction des objets.

- Vous avez raison Sam, je me rendrais utile.


- D’ailleurs j’aimerais commencer, vous voulez m’aider ?

- Je vous remercie beaucoup Sam, mais j’aimerais me reposer. On peut voir ça demain.

- Aucun souci Daniel.
Lui répondit-elle en arrivant dans sa chambre.


Teal’c l’aida à s’allonger dans son lit. Puis ils laissèrent Daniel se reposer et vinrent le rechercher le soir pour le ramener à l’infirmerie pour son traitement puis ils partirent tous au mess pour dîner. La fin de soirée se passa dans le calme. Daniel fut ramené dans ses quartiers, quant aux autres membres de l’équipe, chacun se dirigea vers ses quartiers, sauf Carter qui voulait absolument finir d’étudier l’objet qu’ils avaient ramené quelques semaines plus tôt.
Cette nuit là Daniel fit un terrible cauchemar.

Il s’était retrouvé catapulté dans cette grotte lugubre où la pénombre envahissait le lieu. Cet endroit était vraiment effrayant et pas rassurant. Malgré sa peur, il n’avait pas d’autre choix que d’avancer. Il fallait à tout prix qu’il sorte de cet endroit sordide qui lui donnait la chair de poule. Il avançait prudemment dans ce boyau de roche tout en scrutant autour de lui. La méfiance dans ce lieu était de mise. Soudain il sentit une odeur qui envahit ses cavités nasales.
L’odeur était putride et âcre, ce qui signifiait qu’il y avait certainement quelque chose devant lui. Son cœur se mit à palpiter plus vite, son souffle se fit court, il sentait la peur l’envahir, sans rien pouvoir faire. Soudain il vit une ombre énorme, celle-ci s’avança lentement dans sa direction. Il senti la panique monter en lui. Quelques gouttes de sueurs perlèrent sur son front, descendirent le long de sa joue pour se perdre dans son cou, il fit demi tour et courut aussi vite qu’il le pouvait, mais quelques mètres plus loin il s’étala de tout son long sur le sol graniteux gris, déchirant au passage son pantalon. Dans sa chute il perdit ses lunettes, il tata le sol froid pendant quelques secondes avant de pouvoir les trouver et se relever pour continuer son chemin. Mais cette énorme ombre s’était rapprochée de lui. Lorsqu’il vit ce qui arrivait devant lui, il tenta de se relever du sol, mais trop tard l’affreuse bête géante à huit pattes, lui agrippa la jambe, lui transperçant le membre, qui sous l’effet de la blessure, se mit à saigner abondamment laissant sur le sol graniteux une marre rouge. Daniel hurla de terreur et de douleur, puis se fut le trou noir.


Il se réveilla en sursaut, transpirant à grosse gouttes, sa tête le faisait affreusement souffrir, il sentit un frisson lui parcourir le corps et sa vue était devenue floue. Il mit quelques minutes avant de pouvoir reprendre une respiration normale. Malgré son mal de tête, il essaya de se mettre assis sur le bord de sont lit, pour prendre son fauteuil roulant afin d’aller se rafraîchir. Il n’eut pas le temps de l’atteindre qu’il fut prit d’un vertige qui le fit tomber au sol et le plongea dans l’inconscience.
Le lendemain matin toute notre équipe SG-1 se retrouva au mess pour le petit déjeuné, sauf Daniel qui était absent.

- Daniel n’est pas là ? S’étonna Jack.

- Avec ce qu’il a subit, il a besoin de repos.

- Vous avez raison Carter vaut mieux le laisser tranquille pour le moment.

- J’irais le voir tout à l’heure. J’aurais besoin de lui pour une traduction.

- C’est une bonne idée Carter, ça lui changera les idées.


Dans l’après midi Samantha Carter prit la direction des quartiers de Daniel, elle arriva devant sa porte et frappa deux coups secs. Mais aucune réponse ne vint à ses oreilles. Elle renouvela son geste, mais ne reçut pas de réponse. Elle saisit la poignée de porte et l’entrouvrit « Daniel ? Daniel, vous êtes là ? » Lorsqu’elle pénétra dans la chambre elle vit Daniel étendu sur le sol. Son premier réflexe, fut de prendre le combiné du téléphone et d’appeler l’infirmerie.

- Ici le Capitaine Carter, il me faut une équipe médicale dans la chambre de Daniel !

L’équipe médicale arriva en quelques minutes, ils transportèrent Daniel à l’infirmerie où il fût examiné par le docteur Fraiser. Janet lui fit tout un tas d’examen bilan sanguin complet, I.R.M. Puis elle remarqua une tuméfaction au niveau de son oreille gauche. Lorsqu’elle examina de plus prêt elle vit un petit gonflement rouge sur le quel il y avait un trou, dont il s’écoulait un liquide blanchâtre. Elle prit un écouvillon qu’elle enfila dans le petit orifice et préleva le fluide. Sam, Jack et Teal’c, attendirent dans le couloir. Jack qui n’en pouvait plus d’attendre, décida d’aller voir s’il pouvait avoir de nouvelles de Daniel. Au moment de franchir la porte, Janet poussa celle-ci.

- Aiiiiiiiie ! Hurla Jack qui venait de recevoir la porte dans la figure.

- Pardon mon Colonel. Je suis désolée. Ça va ?

- Ça fait mal, mais ça va passer. Lui répondit-il en se maintenant le nez.

- Mais que faisiez-vous derrière la porte ?

- J’allais à votre rencontre.

- Comment va Daniel ? Demanda Sam.

- Je vais informer le général, vous voulez m’accompagner ?

- bien sûr.


Tout le monde arriva en salle de débriefing et Janet Fraiser commença à expliquer les symptômes de Daniel.

- Il a une forte fièvre qui d’après moi serait dû à une piqûre d’insecte, que j’ai découvert derrière son oreille gauche. J’attends les résultats de ses tests sanguins et du prélèvement. Expliqua le docteur Fraiser.

- Il s’est fait piquer par un insecte ? Demanda Jack étonné.

- Oui, mais par lequel, ça reste à découvrir.

- Mon Colonel vous vous rappelez, je vous ai dit qu’il y avait une grosse bestiole dans cette grotte.

- Oui, c’est vrai.

- C’est peut-être ça qui a piqué Daniel.

- Certainement, mais ça nous dit pas de quel bestiole il s’agit.

- Sam vous pourriez me la décrire.


- Non je suis désolée docteur, tout ce que j’ai vu c’est une ombre sur la paroi de la caverne et celle-ci était énorme.

- Vu la taille de la piqûre c’est évident que cette créature est hors-norme. Et si ce qu’elle a injecté dans le corps de Daniel est aussi résistant que sa taille, je ne suis pas sûr de pouvoir trouver un sérum assez puissant pour le sauver.


- Que pouvons-nous faire docteur ?
Questionna le général Hammond.


- Pour l’instant, le mieux que je puisse faire c’est de lui administrer des antalgiques pour le soulager et faire baisser la fièvre. Je saurais de quoi il s’agit lorsque j’aurais les résultats de sa prise de sang.

- On ne peut rien faire d’autre ?

- Disons que pour le guérir il faut fabriquer un sérum antivenimeux et pour ça, il me faudrait du venin de cette créature.


- Rassurez-moi, vous voulez que le venin, pas la bête elle-même ? Demanda Jack.

- Le venin me suffira mon colonel.

- Non, parce que je me voyais mal ramener une bête aussi énorme à la base. Comment on doit procéder pour récupérer le venin de cette grosse bêbête piqueuse d’homme ?

- Ça dépendra de la bête en question. Ça peut être un insecte ou encore une araignée, voir autre chose.

Pendant ce temps à l’infirmerie Daniel refit un autre cauchemar et se mit à s’agiter. Son cauchemar était plus terrifiant que le précédent qu’il avait fait.

Il se retrouva à l’intérieur d’une épaisse conduite rocheuse et il faisait tellement froid que de la buée sortait de sa bouche à chaque respiration. Il ne voyait pas grand-chose, il s’arrêta donc un instant et tata avec ses mains sa veste à la recherche d’une lampe torche, une fois celle-ci en main il s’empressa de l’allumer. Mais celle-ci ne produisait qu’une faible lumière et ne parvenait pas à percer l’épaisse obscurité qui l’entourait. Au bout de quelques instants de marche, il déboucha dans une antichambre. Dans cet endroit froid dont l’odeur était putride il entendit un bruit, mais d’où pouvait-il provenir ? Il fit un tour sur lui même cherchant toujours ce qui produisait ce bruit qui s’amplifiait et qui lui faisait de plus en plus peur. Son cœur s’emballa et sa respiration devint courte. Soudain le monstre à huit pattes et aux yeux injectés de sang fonça sur lui. Daniel fut éjecté au sol la chute fût si brutale qu’il ressentit la violente douleur au bras qui se propagea dans le reste de son corps. Ensuite la bête planta ses crochets et injecta à plusieurs reprises son venin dans différentes parties de son corps. Daniel avait beau hurler de peur et de douleur, la créature continuait de le piquer et d’injecter son poison. Il sentait son corps se liquéfier de l’intérieur, épuisé il s’évanoui.

En salle de Débriefing le téléphone sonna lorsque le général prit le combiné, il informa Janet qu’il y avait une urgence pour Daniel. Toute l’équipe couru à l’infirmerie, mais seule Janet y accéda et lorsqu’elle entra dans la salle elle regarda instinctivement les machines auxquelles étaient branché le patient, elle vit que Daniel était sur le point de faire un arrêt cardiaque. Soudain son cœur cessa de battre.

- Code bleu ! Code bleu ! Hurla Janet à son personnel.

Tout le personnel soignant s’agitaient autour du lit et le chariot de défibrillateur arriva en quelques secondes, Janet, mit les palettes sur le corps de Daniel et envoya le jus, elle fit la même chose à deux reprises et le cœur de Daniel se remit à battre.

- On a eu chaud ! Dit-elle les yeux rivés sur Daniel.

Quelques minutes plus tard une infirmière lui apporta les résultats des examens de Daniel, lorsqu’elle ouvrit celui-ci, une chose attira son attention. Ceux-ci indiquaient qu’il avait dans son sang une substance toxique, ressemblant étrangement à du venin d’araignée. Elle informa immédiatement par téléphone le général Hammond. Lorsqu’elle sortit de l’infirmerie, l’équipe l’attendait.

- Alors Docteur comment va–t-il ?
Immédiatement Jack inquiet.


- Il est vraiment mal en point et j’ai la confirmation qu’il a du venin dans le sang et ça ressemble beaucoup à celui d’une araignée. Il faut impérativement trouver cette bête, pour faire un sérum, sinon nous le perdrons.

- Il lui reste combien de temps ? Demanda Sam anxieuse.

- Une douzaine d’heures, peut-être moins.

- Où se trouve le venin de cette bestiole ?

- La plupart du temps ça se trouve au dessus de son cou ou dans la tête, c’est l’endroit le plus facile à atteindre pour prélever la substance. Mon Colonel je vous demanderais donc de ne pas viser la tête.


- Pourquoi je ferais ça ? Demanda-t-il étonné.

- Parce que vous avez tendance à tirer sur tous ce qui bouge sans réfléchir. Dit-elle en s’éloignant retournant auprès de son patient.

L’équipe se prépara donc pour une nouvelle mission à la recherche de cet arachnide.
Le vortex s’ouvrit et l’équipe s’engouffra dans le flux bleu qui les conduisit sur la planète glacière P2X125. Arrivés sur place ils retournèrent à l’endroit ou Daniel été tombé. Jack leva la tête observant les grands arbres de cette immense forêt.

- Si la grandeur de cette bestiole est égale à la hauteur de ses arbres, on va avoir un problème de taille.
Fit Jack en souriant.


Le colonel O’Neill décida de descendre avec Sam. Teal’c étant le plus costaud, c’est lui qui fût choisi pour les remontrer lorsqu’ils auront récupéré le venin de l’arachnide. Teal’c aida Jack à descendre dans le gouffre, puis il fit descendre Sam. Les deux membres de l’équipe étant désormais au fond du trou, ils se mirent en route à la recherche de cette créature. Ils longèrent le boyau de roche sombre, froid et humide avec leurs armes et lampe allumée. Au bout de quelques minutes de marche ils se retrouvèrent devant une énorme toile qui mesurait plus de trois mètres d’envergure.

- Whaouuu ! Ça c’est du piège ! Fit Jack stupéfait de la taille de cette chose.

Quelques secondes plus tard ils entendirent un grincement, lorsqu’il se retrouva face à cette araignée géante, ils furent surpris de sa taille, elle était monstrueuse, de la taille d’une panthère noire qui semblait sortir tout droit des enfers. Elle avait une tête répugnante, d’un noir profond recouverte de poils avec des yeux rouges et de longs crochets qui ressemblaient à des sabres aiguisés comme des rasoirs. Son corps était aussi velu et noir que sa tête et ses pattes étaient blanches rehaussées d’une couronne rouge aux extrémités. Le bruit de ses pattes qui avançaient sur le sol gelé de cette grotte était assez strident pour les oreilles de Sam et Jack. Malgré le bruit désagréable, les deux militaires avançaient face à la créature. A chaque mouvement qu’ils s’apprêtaient à faire pour la contourner, cette affreuse bête les suivait attentivement avec ses huit yeux rouges. Sam ne disait rien mais cette monstrueuse araignée lui donnait la chair de poule. Elle essayait de ne pas montrer la peur qu’elle ressentait face à cette chose, mais Jack n’était pas dupe il remarqua que la jeune femme était nerveuse. La bête semblait s’agiter de plus en plus et se préparait à attaquer, Jack fit un signe de la main indiquant qu’il fallait qu’elle fasse le tour par la droite et lui prenait par la gauche. Mais cette effrayante araignée ne mit pas longtemps à réagir elle s’avança vers nos deux militaires prêt à attaquer avec ses deux crochets aiguisés gorgés de venin. Jack arma son fusil et tira quelques rafales sur la bête en évitant la tête. Les nombreuses balles s’engouffrèrent dans la chair de la créature, qui sous l’effet de la douleur hurla, le sang se mit à couler sur le sol blanc de la grotte, mais elle n’était pas assez affaiblit pour tomber au sol. Voyant qu’elle était encore debout, Jack et Sam se mirent à tirer ensemble, l’énorme bête s’écroula lourdement à terre, laissant une grande marre de sang sur le sol. Vu la grosse taille de cette horrible bestiole, la méfiance était de mise, Jack s’approcha prudemment de la créature à huit pattes et toucha la tête avec le bout du fusil pour voir si elle était vraiment morte.

- Vous croyez qu’elle est morte ? Demanda-t-il à Sam.

- Oui, je pense. On va pouvoir prélever le venin. Dit Jack enthousiaste.

- Vous voulez que je le fasse monsieur.

- Non pourquoi ?

- Non, parce que pour faire le prélèvement il faut lui faire une incision à quelques centimètres du cerveau.


- Une incision ? Répondit Jack tout en grimaçant l’air dégouté. Allez-y, je passe mon tour.

- Merci monsieur.

Sam se débarrassa de son sac à dos qu’elle posa par terre, puis prit le nécessaire qu’elle avait besoin pour faire le prélèvement. Elle fit l’incision et préleva le liquide qu’elle laissa dans la grosse seringue. Ils firent ensuite demi-tour et marchèrent jusqu'à la sortie ou Teal’c guettait leur arrivée pour les remonter. Sam fut remonté la première puis se fut le tour de Jack. Les deux militaires étant désormais à la surface, l’équipe retourna immédiatement à la porte où Sam composa l’adresse de la base et Jack entra le code d'identification.

- Activation extérieure de la porte... C’est SG-1 monsieur.


- Ouvrez l’iris !

L’équipe arriva à la base, le général Hammond et le docteur Fraisier les attendaient.

- Mission accomplie, fit Sam à Janet en lui donnant la seringue contenant le liquide d’une couleur jaune opaque.

- Merci. Répondu Janet en retournant immédiatement dans son laboratoire élaborer le sérum.

- Allez-vous réchauffer. Ordonna le général Hammond.

- Bien monsieur.

Jack, Sam et Teal’c partirent se changer, pendant ce temps Janet élabora un sérum antivenimeux afin de sauver Daniel et cela devenait urgent. En effet durant l’absence de l’équipe SG-1, Daniel avait fait un nouveau malaise et sa fièvre c’était accentuée. Tous avait prit leurs déposition, Jack avait prit une douche puis alla faire un tour au mess pour manger un bout de gâteau, seul endroit où il se sentait bien en attendant des nouvelles de Daniel. De son côté Sam essayait de s’occuper l’esprit en faisant des expériences sur un objet qu’ils avaient rapportés d’une mission précédente. Quant à Teal’c il s’était retiré dans ses quartier pour méditer. Quelques heures plus tard Janet était arrivée à réaliser un antivenimeux. Elle injecta celui-ci dans la canule de la perfusion à laquelle était rattachée l’archéologue. Janet attendit que la solution qu’elle venait de lui injecter fasse son effet et qu’il se réveille. Elle surveilla les instruments et nota sur sa fiche les constantes. Elle alla ensuite s’installer à son bureau non loin de là, puis elle mentionna ses observations dans le dossier de Daniel. Prêt de trois quart d’heure plus tard, une toux roque attira son attention, elle se précipita auprès de son patient et vit que celui-ci se réveillait. Il ouvrit d’abord un œil puis l’autre. Au contact de la lumière environnante, il referma ses yeux immédiatement, puis essaya à nouveau de les ouvrir. Lorsqu’il y réussit il distingua une forme floue penchée au dessus de lui. Quand sa vue s’ajusta il vit que c’était Janet. Il su alors qu’il était à l’infirmerie.

- Du calme Daniel ! lui dit Janet.

- J’ai... soif... Souffla-t-il d’une faible voix.

- Je vais vous donner un peu d’eau. Ne buvez pas trop vite.
lui dit-elle en présentant devant lui un gobelet avec une paille.


L’archéologue bu une petite gorgée comme lui avait conseillé Janet.

- Merci. Souffla-t-il doucement.

- Comment vous sentez vous ?

- C’est...pas la su...per for...me... J’ai terri...ble...ment à la tête. Souffla-t-il en grimaçant.

- Pas de nausée ?

- Maintenant que vous me le dites... si un peu.

- C’est le traitement antivenimeux que je vous ai administré qui vous donne ces symptômes. Ça passera dans quelques heures.

- L’anti...venimeux ? Bafouilla-t-il doucement.


- Oui, Vous avez été piqué par une araignée qui était dans le gouffre où vous êtes tombé, ce qui vous a mit dans le coma.

- Pourquoi je ne me souviens pas d’avoir été piqué ?


- Certainement parce qu’elle vous à attaquer lorsque vous étiez inconscient.

- Certainement... souffla-t-il doucement.

- Je vais vous donner quelque chose contre la douleur et je vais vous laisser vous reposer.

Janet injecta une dose d’antalgique et laissa Daniel tranquille pour plusieurs heures. Les trois coéquipiers se présentèrent à l’infirmerie lorsque Janet en sortait. Jack demanda de ces nouvelles. Janet leur expliqua qu’il était sortit d’affaire et qu’il devait impérativement se reposer et que pour ce qui est des visites ils devraient repasser demain. L’équipe compris très bien le point de vu du docteur Fraiser et chacun reparti à ses occupations, sauf Jack qui fût rappelé par Janet pour qu’elle examine pour son nez qui était légèrement enflé, suite au coup de porte qu’il avait reçu quelques heures auparavant. Comme à son habitude Jack grogna, ne voulant pas se faire examiner.

- Docteur, est-ce vraiment nécessaire ? Je n’ai plus mal, alors pas la peine de... Dit-il ne finissant pas sa phrase.

- Colonel ! Ne discutez pas et venez avec moi !
Reprit-elle autoritairement.


Jack avança doucement jusqu’au lit ou le docteur lui demanda de s’assoir et de se laisser faire. Elle commença par lui toucher le nez.

- Aiiiieeee ! Cria Jack.

- C’est bien ce que je pensais, il est certainement cassé. Il faut vous faire une radiographie.

- Vous êtes sûr ?

- Mon colonel !

- Oui, oui, c’est bon je vous suis... Dit-il nonchalant en baissant la tête.

Trois quart heures plus tard Jack ressorti avec un bandage blanc sur le nez. Suite aux blessures de Daniel et Jack, le général Hammond octroya un congé bien mérité, d’une semaine à l’équipe SG-1 pour se reposer. Sam resta à la base faire des expériences et rendit visite à Daniel tous les jours. Jack parti dans le Minnesota pêcher. Quant à Teal’c il accepta l’invitation du colonel O’Neill. Au bout d’une semaine Jack et Teal’c revinrent à la base. Daniel sortit de l’infirmerie, mais ne put faire aucune mission due à sa jambe plâtrée. Afin de se sentir utile en attendant qu’il puisse reprendre les explorations avec son équipe, il travailla à la traduction sur des objets.

FIN
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Published by poupette67 - dans OS ( Fiction courte)
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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 21:57

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Titre : La chasse aux œufs

Auteur : Poupette67.

Série : Cross-Over - Stargate SG-1- Supernatural.

Genre/Pairing : Famille - Emotion.

Personnages : Jack O’Neill, Samantha Carter, Sam et Dean Winchester enfant.

Résumé : Après une journée de conférence à Washington, Sam et Jack prennent une chambre dans un motel. Ils font la connaissance de Sam et Dean Winchester.

Saison : Aucun en particulier

Disclamer : Les personnages de la série appartiennent aux créateurs des deux séries.

Note de l’auteur : Petit OS écrit pour le concours n°4 du quartier Stargate SG-1 sur Hypnoweb. En espérant que cette petite fiction vous plaira, je vous souhaite bonne lecture.


La chasse aux œufs

 

Dans un Motel de Washington

En ce week-end de pâques John avait une nouvelle fois laissé ses deux fils au motel le temps de faire la chasse aux vampires. Et comme d’habitude, Dean était responsable de son cadet. Son père lui avait donné des consignes précises et ils devaient impérativement les suivre. Comme à chaque fois, l’aîné essayait de les suivre à la lettre. John laissa donc ses deux fils dans la chambre du motel.
En ce mois d’Avril, la journée avait été des plus belles. Même s’il y avait un peu de vent et quelques nuages par-ci par-là, le temps était clément. Mais en fin de journée, de gros nuages noirs menaçaient de déverser des trombes d’eau. Dean rentrait des courses lorsqu’il se mit à pleuvoir à torrent. En entrant dans la chambre, il enleva sa veste trempée et la déposa sur une chaise afin qu’elle s’égoutte. Sam était installé à la table basse en train de faire ses devoirs. Dean prépara la table puis déballa les sandwiches et posa les chips et les deux canettes de soda. Le repas fut vite avalé. Les deux frères prirent ensuite une douche et se brossèrent les dents avant qu’ils ne s’installent devant la télévision. Les deux heures de sport qu’il avait eu à l’école avaient littéralement épuisé Sam. Si bien qu’au fil des images qui se succédaient, le cadet s’assoupit en quelques minutes. Dean recouvrit son frère avec la couverture et se dirigea vers son lit pour continuer de regarder la télévision. Le programme télé n’était pas très intéressant pour un enfant de son âge. Il s’ennuyait dans cette chambre car il n’y avait rien n’à faire. C’était Samedi soir et au souvenir de la semaine d’enfer qu’il avait vécu dans cette nouvelle école, il se demanda pourquoi il ne pourrait pas se détendre en allant faire un tour. D’autant plus que ce n’était pas la première fois qu’il faisait ça et son père ne l’avait jamais su. Quant à Sammy, il ne s’était jamais aperçu que son aîné sortait pendant son sommeil. Il aimait bien s’octroyer un peu de temps libre. Et puis pour une fois que Sam s’était endormi de bonne heure sans lui poser toute une série de questions. Surtout que Sammy avait le chic pour poser des questions du genre : « Tu crois que Papa sera rentré Dimanche pour faire la chasse des œufs de pâques. » Que pouvait-il lui répondre ?! « Je n’en sais rien sammy, Papa ne m’a pas dit combien de temps il partait.» Mais la plus part du temps une réponse à une question engendrait une autre question et ainsi de suite, jusqu'à ce que Sammy s’endorme. Et ce soir là, Dean qui ne tenait plus en place dans cette chambre, prit la décision de sortir pendant que son petit frère dormait. Il laissa malgré tout un mot sur la table au cas où il se réveillerait en son absence.
La pluie s’était arrêtée. Dean prit sa veste qui était encore légèrement humide, s’assura que Sam dorme à poing fermé et quitta la chambre.

Une trentaine de minutes après le départ de Dean, Sam fut soudainement réveillé par un affreux cauchemar. La sensation de peur était si forte que sa gorge devint rêche. Il se mit à trembler. Ses lèvres se serrèrent l’une contre l’autre et n’esquissèrent plus le moindre mouvement. Il avait le cœur battant à tout à l’allure, transpirant à grosse gouttes. Il alluma la lampe de chevet et scruta la chambre de ses yeux larmoyant. « Dean ? Tu es là ? Dean ? » Hurla-t-il cherchant son frère. Mais il s’aperçu que le lit à côté du sien était vide. Dean n’était pas là, pas là pour le consoler de ce terrible cauchemar. Samantha et Jack qui était à côté de la chambre des deux frères sortir rapidement de leur chambre et se précipitèrent, frappèrent à la porte de la chambre de Sam.

 

- Qui est là ? Demanda-t-il la voix tremblante.

 

- Nous sommes vos voisins de chambre, pouvons nous entrer ?

 

- Non, mon papa ne veut pas que je parle aux inconnus.

 

-Tu peux nous faire confiance nous sommes deux militaires, nous voulons juste entrer pour voir ce qu’il ne va pas. Lui dit Samantha essayant de faire céder le petit garçon à ouvrir la porte.

 

- C’est rien j’ai juste fait un cauchemar. Répondit-il d’une voix saccadé essayant de reprendre une respiration normale.

 

- Tu es tout seul ?

 

- Oui, mon frère n’est pas là, mais il a laissé un mot.

 

- Il dit quoi ce mot ?

 

- Je n’arrive pas à tous lire.

 

- Tu as quel âge ?

 

- Six ans.

 

- Tu es en classe de CP ?

 

- Oui de cette année.

 

- Tu ne veux pas que l'on rentre pour lire le mot de ton frère.

 

- Je n’ai pas le droit d’ouvrir aux inconnus. Répondit-il serrant la couverture de son lit si fort que la jointure de ses doigts le fit souffrir, il se mit à crier « Aïe »

 

- Ça va ? demanda immédiatement Samantha.

 

- C’est rien.

 

- Comment t’appelles-tu ?

 

- Sam, je m’appelle Sam, et vous c’est quoi votre nom ?

 

- Samantha. Ecoute Sam, je vais entrer pour voir si tout va bien. Lui dit-elle en actionnant la poignée de la porte.

 

- Non ! cria Sam.

 

Mais Samantha Carter ouvrit la porte et pénétra dans la chambre, elle se dirigea vers le petit garçon et Jack referma la porte derrière lui. Il avait si peur, qui se mit à serrer encore plus fort la couverture ramenant celle-ci jusqu’au nez.
Ses yeux déjà humides ne purent retenir d’avantage une larme… roulant lentement le long de sa joue pour se perdre dans le creux du pli de ses lèvres. Samantha voyant ce petit bonhomme aux yeux rougi par les larmes, s’approcha de lui lentement en lui murmurant des paroles douces afin de le rassurer. Pendant ce temps Jack attrapa le mot qui trônait sur la table de nuit placé entre les deux lits et parcouru les deux lignes écrite sur le papier.

Sammy, si tu vois ce mot c’est que tu es réveillé, alors ne t’inquiète pas je suis sorti mais je n’en ai pas pour longtemps, retourne te coucher et rendort toi. Dean.

 

- Bonsoir, ne craint rien... Lui dit-elle voyant le petit garçon serré la couverture contre lui.

 

- Bonsoir répondit-il fixant le capitaine Carter dans les yeux.

 

- Son frère est sorti. Informa Jack.

 

- Tu veux me dire pourquoi tu as crié ?

 

- J’ai fait un horrible cauchemar et quand ça m’arrive mon frère me console. Mais ce soir il n’est pas là, pourtant papa lui a dit de veiller sur moi.

 

- Il ne va pas tarder à rentré. Répondit Jack en regardant le petit garçon.

 

- Quel âge à ton frère ?

 

- Il a dix ans.

 

- Où est ton papa ? Demanda Jack.

 

- Parti sur une affaire, mais je ne sais pas quand il reviendra.

 

- Sur une affaire ? Tu sais quelle genre d’affaire ?

 

- Non je ne sais pas, papa ne me dit jamais rien.

 

- Vous êtes tous seuls ?

 

- Oui, mais Dean s’occupe très bien de moi. Dit Sam les yeux remplis de larme.

 

- Écoute on va rester avec toi jusqu’à ce que ton frère revienne, d’accord.

 

Sammy acquiesça d’un signe de tête.
Jack posa ses fesses sur la chaise qui trônait devant la table près de la fenêtre et Samantha resta assise près de Sammy. Il se rallongea, Samantha lui déposa un doux baiser sur la joue et borda l’enfant, se sentant rassuré le petit Sammy ferma alors les yeux puis s’endormi quelques minutes après. Sam rejoignit Jack à la table, puis ils discutèrent.


- Je ne comprends pas comment un père peut laisser deux enfants seuls pendant plusieurs jours.

 

- Ils n’ont pas l’air malheureux.

 

- Oui peut-être, mais on ne laisse pas des enfants de cet âge seuls !

 

- Carter, son frère à dix ans et à cet âge on est capable de se débrouiller tout seul.

 

- Et si on leur proposait de faire une chasse aux œufs de Pâques ?

 

- Carter ! Sérieusement ? Une chasse aux œufs de Pâques ? lui dit-il en souriant.


- Ben quoi ?

 

- Et où allez vous trouver des œufs en chocolat à cette heure ci ?

 

- Il n’est que 22h00 et les boutiques des stations services sont encore ouvertes à cette heure, on peut toujours allez chercher des chocolats que l’on cachera demain matin de bonheur.

 

- De bonheur ?! Demain c’est dimanche Carter et j’aurais bien aimé faire la grâce matinée.

 

- Ce n’est pas grave c’est moi qui irai les cacher.

 

- Et où ?

 

- Sur le parking.

 

- Et qui va allez chercher les chocolats ? Demanda Jack.

 

- Vous mon colonel. Répondit-elle avec le sourire.

 

- Ben voyons. Que dois-je prendre ? Dit Jack en soupirant en se levant de sa chaise.

 

- Des œufs ou des lapins, enfin tout ce que vous trouvez en chocolat.

 

Jack sorti de la chambre monta dans son 4X4 noir puis s’arrêta à la première station essence qu’il trouva. Il stoppa son véhicule devant la boutique. Il ouvrit la porte et entra, il chercha le rayon des confiseries, lorsqu’il le trouva il prit, deux grands sachets d’œufs aux chocolat blanc fourrés aux praliné, puis deux gros œufs avec une surprise à l’intérieur, mais également des bonbons assorti ainsi que des lapins en chocolat au lait, cloche de chocolat noir et des poules aux trois chocolats avec des petits œufs. Il paya le tout à la caisse et sorti avec les bras chargé de paquets, il déposa toutes ces confiseries dans le coffre de sa voiture et retourna au motel. Il reprit tous les paquets qu’il emporta dans sa chambre. Quelques minutes plus tard Jack entra doucement dans la chambre de Sammy.
Durant le temps où Jack était parti chercher les friandises, Samantha contemplait Sammy qui dormait paisiblement, parfois il avait des soubresauts et gémissait dans son sommeil, mais quelles images terrifiantes dans son cauchemar avait-il eu pour hurler si fort. Jack quant à lui arriva doucement dans la chambre.


- Alors Carter, le grand frère n’est toujours pas rentré. Lui demanda-t-il à voix basse pour ne pas réveiller le petit garçon.

 

- Non. répondit-elle à voix basse.

 

- Il n’est que 23h00 ce n’est pas si tard.

 

- C’est déjà bien assez tard pour un enfant de dix ans. Vous avez trouvez des chocolats ?

 

- Oui, j’ai pris un peu de tout.

 

Il n'avait pas beaucoup de chemin à faire pour rejoindre sa chambre de motel et son petit frère qui y dormait. Il pressa le pas, car même s'il avait besoin de s'éclipser de temps en temps pour respirer il n'aimait pas laisser Sam tout seul plus d'une heure. Il arriva sur le pas de la porte et quand l'enfant sortit ses clés pour l'ouvrir il vit la lumière passer en dessous. Son cœur commença à battre de plus en plus rapidement pourtant cette lumière pouvait juste signifier que son cadet s'était réveillé. Soudain la Dean attrapa la poignée de la porte et ouvrit celle-ci doucement. Voyant les deux étrangers attablé, Dean se mit sur la défensive.

 

- Qui êtes-vous ? Et que faites vous dans notre chambre ? Demanda immédiatement le jeune garçon en reprenant son souffle.

 

- Nous sommes les deux militaires de la chambre d’à côté, voici le capitaine Samantha Carter et je suis le colonel Jack O’Neill. Expliqua rapidement Jack.

 

- Et nous sommes venus ici, parce que ton frère à hurlé plusieurs fois. Reprit Samantha.

 

- Il a encore fait un cauchemar... Dit-il doucement en tournant la tête vers son petit frère.

 

- Encore ! Ce n’est donc pas la première fois qu’il en fait ? Demanda Carter.

 

- ça ne vous regarde pas ! fit Dean sur un ton légèrement agressif.

 

- Peut-être que cela ne nous regarde pas, mais ton frère était terrorisé par ce cauchemar et tu n’étais pas la pour le consoler.

 

- Où est ton père ? Demanda Jack en fixant Dean.

 

- Parti pour quelques jours.

 

- Parti pour faire quoi ?

 

- Si je vous le disais vous ne pourriez pas comprendre.

 

- Essayes.

 

- Non, je n’ai pas envie, je suis fatigué et je voudrais que vous quittiez notre chambre que je puisse dormir.

 

- Surtout ne dit pas merci... Grogna Jack à voix basse mécontent du comportement du jeune Dean.

 

Dean qui n’avait pas entendu la réflexion alla directement dans la salle de bain se laver les dents et puis se glissa sous la couette et s’endormi.

 

- Aller on y va monsieur, laissons le dormir. Au revoir Dean. Dit-elle en agrippant la poignée de la porte.

 

Les deux militaires entrèrent dans leur chambre respective. Samantha mit le réveil à 6h30 pour qu’elle puisse aller cacher les chocolats que Jack avait été acheté.
Le soleil se leva doucement dans la petite chambre de motel. Samantha se réveilla et prit rapidement une douche puis sortie cacher les chocolats. Elle en dissimula un peu partout sur le parking.
Vers 7h00 les doux rayons de lumière passèrent leur chaleur sur le visage angélique du plus jeune et celui-ci s'éveilla doucement, il bailla à se détacher la mâchoire et s'assit sur son lit. D'un coup comme un enfant qui se souvient que ce matin le papa noël est passé, Sam sourit et couru sur le lit de l'ainé puis sauta dessus pour le réveiller en lui criant « C’est Pâques ! C’est Pâques ! » Et qu'il fallait se lever avant que le soleil ne fasse fondre tout les chocolats que leur père avait cachés. Dean se réveilla et, comme un adulte qui s'apprêtait à dire à un enfant qu'en faite... Le papa noël n'existait pas, il regarda son petit frère les yeux encore embué de sommeil, puis se mit assit sur le lit en baillant tout en se passant la main dans les cheveux.

 

- Ecoute Sammy... Papa n'est pas encore revenu de son travail, alors... Je suis désolé... Mais cette année le lapin n'a pas pu venir pour nous... Lui dit-il en le fixant dans les yeux.

 

- Mais ? Pourquoi ! On a été sage ... Et Dean... J'adore le chocolat... J'attendais ce jour depuis longtemps ! Répondit-il les yeux larmoyant.

 

- Oui... je... Je sais Sammy... Mais ...

 

Alors qu'il s'apprêtait à renchérir pour consoler son petit frère sur lequel quelques larmes commençaient à couler. Quelqu’un frappa trois petits coups à la porte, Sammy se précipita en courant vers celle-ci et ouvrit avant même que Dean est eu le temps de lui dire « Non ». Lorsque Sammy ouvrit la porte il sauta de joie en voyant que Jack et Samantha était devant la porte.

 

- Nous pouvons entrer ? Interrogea Samantha.


- Oui ! Dit Sam enthousiaste.

 

- Non ! Cria Dean, par très heureux de voir les deux militaires entrer dans la chambre.

 

- Alors les enfants prêt à aller chasser les œufs de Pâques ?

 

Le visage du plus jeune s'illumina tandis que celui de l’ainé se changea en une mimique adorablement perplexe. Mais il comprit rapidement que les deux adultes présents, qu'il ne connaissait pratiquement pas, mais qui avait été là pour son frère cette nuit, avaient aussi compris l'importance de cette fête pour Sam.

 

- C’est vrai le lapin de pâques est passé ? Répondit Sammy avec un sourire béat.

 

- Oui, je viens de le voir partir. Lui répondit Jack en souriant.

 

Il attrapa la main de son ainé et il l'entraîna à sa suite en courant sur le parking. Le petit s'arrêta cependant au milieu avec son frère alors que Jack et Sam se placèrent sur le petit muret à coté de la chambre pour observer les deux enfants.
Sam faisait sa moue de réflexion et arqua son sourcil pour montrer qu'il était en pleine conversation avec lui-même.

 

- Sammy ? Euh tu fais quoi ? Demanda Dean surpris.

 

- Ecoute Dean je pense que les œufs sont bien cachés et qu'il va nous falloir un bon plan pour tous les dénicher !!!

 

- Oookkk, tu proposes quoi ?

 

- Faut les prendre par surprise !!!! Dit Sam en courant sur sa gauche Vas à droite Dean !

 

Le petit frère s'égaya rapidement dès qu'il eut enfin trouvé son premier œuf. Celui-ci ne fit pas long feu car à peine l'avait t-il découvert qu'il fut dévoré. Quelques minutes passèrent et Sammy arriva bientôt vers son frère les bras remplis d'œufs et de lapins bleus, jaunes, rouges, de toutes les couleurs. Dean sourit à la vue de son petit frère si heureux.

 

- Hé bien Sammy, où tu les as trouvés ?

 

- Sous l'escalier qui mène à la chambre il y avait ces deux là. Puis là-bas dans le pot de fleur j'ai trouvé ce lapin, mais il était bien caché je suis passé devant plusieurs fois avant de le repérer !!

 

- Tu les as tous eu p'tit frère ! Bravo. Fit Dean.

 

Alors que Sam s'apprêtait à retourner dans la chambre ses petits bras déjà bien chargé de chocolat, Jack lui glissa doucement à l'oreille « Tu es sur d'avoir tout trouvé petit chasseur de chocolat ? »

 

L'enfant fit un sourire encore plus imposant que le premier. Il donna tout les œufs qu'il avait déjà trouvés à Samantha qui les lui garda en rigolant. Sammy courra vers son frère.

 

- Yen a d'autres !

 

- On a cherché partout Sammy ...

 

- Non, non je suis sur qu'on a oublié un coin.

 

Les deux enfants se séparent et les adultes les virent mettre la tête partout et tâtonner sous toutes les voitures pour trouver les précieux chocolats. Une dizaine de minutes plus tard les frères revinrent l'un vers l'autre et, dans une posture adorable, ils croisèrent en même temps leur bras sur leur poitrine. Avant que le cadet n'ouvre la bouche Dean écarquilla les yeux et prit la tête de son frère d'une main et la tourna vers ce qu'il fixait. Là sous la belle voiture noire comme aimait Dean était placé un énorme lapin emballé de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Sam et Dean se regardèrent alors en même temps et ils coururent vers la voiture le plus jeune attrapa le lapin et le souleva en l'air comme une coupe qu'il venait de gagner. Il couru en trombe vers les deux adultes et le souleva encore pour leur montrer ce lapin énorme dont il semblait si fier.

 

- Hé regardez ça !! Il est vraiment gros !!

 

Jack ébouriffa les cheveux de Sam qui rentra dans la chambre suivit de prêt par son ainé et les adultes. Le petit posa avec maladresse le lapin sur la table entouré de tous les autres. Il contempla son butin et avait l'air très heureux.

 

- Bravo Sammy ! Tu as bien mérité d'attaquer le lapin. Lui dit-il en lui ébouriffant les cheveux.

 

- Tu crois ?

 

- Ouaip !

 

Après cette matinée bien chargée ce ne fut pas trop demander aux deux enfants que de manger plein des chocolats qu'ils avaient ramassé. Samantha et Jack étaient assis sur les autres chaises et les regardaient manger avec bonheur. Sam allait engloutir les pauvres oreilles du plus gros des lapins quand il s'avança vers les adultes et leur tendit le lapin avec douceur. Samantha lui fit un large sourire et l’embrassa tendrement sur le front, Jack quant à lui, voyant ces deux enfants si joyeux et comblé de bonheur, se mit également à sourire.

 

- Je crois que Sammy est très content d'avoir autant de chocolat mais qu'il se dit qu'il est encore meilleur quand il est partagé.

 

Les adultes regardèrent l'ainé et tous souriraient et croquèrent en même temps dans leur chocolat. Dean prit son frère sur ses genoux et lui glissa à l'oreille qu'il était vraiment le meilleur chasseur qu'il connaissait. Quelques heures passèrent et les deux militaires furent obligés de partir pour retourner à la base. Avant de s’en aller Samantha regarda avec tendresse les deux enfants auxquels, il est vrai, elle s'était attachée en peu de temps. Sammy aurait voulu qu’ils restent plus longtemps, mais cela était impossible, les deux adultes avaient de la route à faire jusqu’à Cheyenne Mountaine. C’est avec un pincement au cœur que tous se quittèrent. Sur la route du retour Samantha s’était endormie un fin sourire sur les lèvres, elle avait la tête appuyée sur la vitre. Jack la regarda tendrement tout en souriant et se dit qu’elle avait eu une très bonne idée pour ces deux enfants. John arriva dans la ville de Washington aux alentours de 00h30, il était épuisé et courbaturé par cette chasse aux vampires. Lorsqu’il entra dans la chambre, ses deux fils dormaient profondément, ils avaient sur leurs visages paisibles un sourire d’ange. John les contempla quelques secondes en souriant, avant de poser son sac sur la table, il arrêta son geste lorsqu’il réalisa que celle-ci était encombrée de chocolat de toute sorte. « Mais qu’est ce que c’est que tout ça ? Où ont-ils eu ces chocolats ? » Pensa-t-il. Epuisé comme il l’était il n’eu pas le courage de réveiller Dean pour une explication, surtout à cette heure tardive. Il se déshabilla puis se glissa dans les draps et s‘endormi...

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 21:46

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Résumé

Encore un cauchemar que Sam n’est pas prêt d’oublier...

 

Message de l'auteur

J’espère que ce deuxième (OS) vous plaira, j'ai prévus deux fins différentes.  Laisser vos impressions si vous le souhaitez.

Sur ce, je vous souhaite une BONNE LECTURE A TOUS.


Vision cauchemardesque

 

Ce matin je me suis une fois de plus disputé avec mon frère Dean. Pour me calmer les nerfs, je suis sorti de la chambre du motel en claquant la porte.
Je marche tranquillement dans la rue en centre-ville.
Il est encore très tôt, le soleil n’est levé que depuis un quart-heure, mais une chose étonnante m’a surpris. En ce dimanche, il y a foule.
Même si la ville de Chicago est une grande métropole qui ne dort jamais, les gens ont besoin de sommeil.
Je continue de marcher dans la rue principale en scrutant les immeubles autour de moi.
Je m’arrête devant une porte en verre sur laquelle est inscrit cabinet d’avocat.
Je me mets à songer que si mon cher frère Dean n’était pas venu me chercher à Stanford, je serais certainement dans ce genre de bâtiment à travailler en tant qu’avocat. Mais comment je peux penser une chose pareille vis-à-vis de mon frère, il a tant fait pour moi...
Soudain je m’extirpe de mes pensées par un cri strident qui résonne au loin, puis un second.
Je suis persuadé que le premier était de frayeur, l'autre de douleur.
Je fais volte-face et cours en direction des deux hurlements et là, je vois quelque chose que je n’avais encore jamais vu.
Le genre de chose absolument inconcevable que l'on ne peut voir que dans le cauchemar d'un désaxé. Il est monstrueux, de la taille d’un grizzly, mais c'est le seul point commun que je peux lui donner.
Deux questions me viennent à l'esprit lorsque je l'aperçois :
" Mais qu’est-ce que c’est que cette chose horrible et comment il est arrivé là ? "
Il semble venir de nulle-part.
Tous les gens dans la rue sont tournés vers cette monstrueuse créature.
Elle est sur quatre pattes, qui sont dotées de cinq grosses griffes tranchantes. Sa large gueule a des dents acérées comme des lames de rasoir. Je n'ai pas le temps de me poser la question sur ses intentions envers lui que d’un coup de patte rapide il tranche la gorges de quatre personnes en une fois.
En quelques instants, le sang se met à couler abondamment de leurs gorges, les corps s’écroulent sur le bitume laissant une grande flaque rouge au sol.
Parmi les corps, l'un d'entre eux percute un homme qui observe la scène.
Celui-ci pousse un cri de frayeur et là, la panique s'empare de tous le monde.
De nombreux gens hurlent. Ils commencent à fuir en tous sens, mais certainement pas vers le monstre sanguinaire.
Je me fais bousculer par des personnes qui passent près de moi, dont un policier.
Ces types sont entrainés pour maintenir le respect et le calme mais là, il n'est pas formé pour faire face à ce genre de chose peu banale et effrayante.
C'est un véritable enfer. Le monstre pousse un hurlement qui ne ressemblant à rien de ce que j'ai entendu dans ma vie. Il se déplace avec une rapidité étonnante pour une si grosse taille, fauchant les gens sur son passage avec ses griffes mortelles. Je me mets à courir loin de lui puis tourne à l’angle de la rue, percute un réverbère et je tombe sur le goudron déchirant légèrement mon pantalon. Des gens hurlant de terreur passent autour de moi, dans la panique la plus complète.
Je me mets à genou et protège ma tête avec les mains pour éviter un choc, tout en fermant les yeux et attends.
Durant une minute qui me parait une éternité, je reste dans la même position.
Les cris autour de moi semblent éloignés à présent. J'entends encore quelques bruits de pas qui semblent disparaitre au loin, puis le silence total. Lorsque j’ouvre les yeux, un nœud dans l’estomac fait immédiatement surface au plus profond de moi.
Devant moi, un peu partout, des cadavres ensanglantés jonchent le sol devenu rouge foncé.
Je me lève et lance un regard rapide autour de moi.
Les rues sont dénuées de vie, hormis quelques personnes isolées, assises les mains sur le visage, à pleurer de peur et de désespoir.
Sans compter les voitures qui sont stoppées en plein milieu de la route, portières ouvertes laissant apparaitre les corps mutilés.
Plus une seule trace de ce monstre dévoreur de chaire humaine. Mais où est-il passé ?
C'est la première fois que je peux voir les rues de Chicago aussi vides que le désert.
Soudainement je sens la terre trembler sous mes pieds. Le vent augmente en puissance et le peu de survivants qu’il reste, s'affalent sur le goudron, y compris moi.
Les gens se mettent à crier lorsque le monstre hideux revient nous attaquer. Comme la première fois, je me protège avec mes bras. Mais il me saute dessus et me lacère le torse avec ses griffes acérées.
Sous l’effet de cette violence infligée, mon sang gicle, inondant mon tee-shirt blanc, me laissant peu d’espoir de survie.

Mes hurlements de terreur ont contraint mon frère Dean à se levé brutalement. A la vue de mon torse ensanglanté, il s’est précipité auprès de moi et a entrepris de me sortir de ce cauchemar.

« Sam ! Sam ! Tu m’entends ! Allez Sammy ! Bordel de merde ! Tu vas te réveiller ! » Hurle Dean, paniqué, me secouant pour que je me réveille.

Mais malgré les hurlements puissants de mon aîné, je ne semble pas vouloir me réveiller. Dean, voyant que mon sang continue de couler abondamment, appelle les urgences.
Lorsque les ambulanciers arrivent sur place, je suis pris en charge rapidement et conduit à l’hôpital le plus porche où je suis soigné en soins intensifs.

Mon frère, complément paniqué de me voir dans cet état, se renseigne auprès de notre vieil ami Bobby. Il nous apprend après quelques recherches qu’il s’agit des agissements d’un démon nommé Nuyzras. Bien qu’il appartienne à un ordre inférieur, c’est un grand parodiste de la cour infernale. Il projette dans l’esprit du sujet des visions cauchemardesques qui deviennent réelles. Pour mon plus grand malheur, j’apprends que je suis le sujet idéal, avec toutes ses visions et les cauchemars que je fais sans cesse ! Comme si cette malédiction dont je suis la victime ne suffisait pas à me pourrir la vie ! Mais mon frère récite l’exorcisme fourni par Bobby afin que Nuyzras sorte de mon esprit. Et pour s’assurer de ma totale rémission, il reste auprès de moi. Cette expérience restera gravée à jamais dans ma mémoire. J’ai déjà vécu des cauchemars de toutes sortes, mais celui-ci est l’un des plus terrifiants et traumatisants de toute mon existence.


FIN

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 21:37

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Résumé

Après une chasse épuisante Dean et Sam rentre au motel ou après avoir pris une bonne douche relaxante, s’endorment mais leurs réveillent sera très surprenant.

Message de l'auteur:

J’espère que ce premier (OS) vous plaira. Vous pouvez laisser vos impressions si vous le souhaitez.

Sur ce, je vous souhaite une BONNE LECTURE A TOUS.


Sam s’était retrouvé catapulté dans cette forêt lugubre dont les feuillages des arbres recouvraient le ciel bleu et où la pénombre envahissait les lieux.
Mais cela n’arrêtait pas les sifflements des oiseaux et de tous les animaux habitués à ces ténèbres de résonner dans le lointain.
Mais comment était-il arrivé dans ce lieu très peu accueillant ? Et surtout où était son frère, Dean ?
Des questions qui pour l’instant n’avaient aucune réponse. Il n’avait pas d’autre choix que d’avancer.
Il s’empressa de regarder ce qu’il avait dans les poches de sa veste et en fit l’inventaire.
Il n’avait que sa lampe torche et un petit couteau, pas de téléphone, ni d’arme à feu.
Quelques heures plus tard, Sam regarda sa montre. Il était seize heures trente. Cela faisait déjà cinq heures qu’il s’enfonçait au cœur de cette forêt tropicale et n'en voyait pas le bout.
Il était fatigué de marcher dans cette chaleur humide qui était véritablement insupportable.
D’ailleurs il enleva sa veste et l’attacha autour de sa taille pour être plus à l’aise. Puis il continua de se frayer un chemin à travers l’épaisse végétation.
Soudain plus aucun chant d’oiseaux ne retentit, juste le sifflement du vent dans la cime des arbres se faisait entendre.
Légèrement angoissé par ce qu’il venait de constater, il s’arrêta puis regarda tout autour de lui, faisant un tour sur lui-même. Il distingua aussi loin que ses yeux pouvaient voir, une sorte d’ombre bien plus foncée que le décor hostile qui l’entourait.
Sam, déterminé à sortir de cet environnement sinistre, marcha encore pendant au moins dix bonnes minutes. Petit à petit, la forêt s’était transformée en marécage.
Le sol était à présent recouvert d’une dizaines de centimètres d’eau. Il devait faire attention où il mettait les pieds pour ne pas tomber dans un trou empli de vase mouvante, qui lui serait fatal. Finalement, au bout de dix minutes, il arriva à prendre pied sur un amas rocailleux qui trônait au milieu du marécage, et qui semblait être assez stable.
Sam prit en main sa lampe de poche et resta sur le qui-vive.
Au sommet de l’îlot putride sur lequel il s’était mit, il pouvait voir se dresser devant lui une statue gigantesque, taillée dans la roche, qui laissait entrevoir l’entrée d’une grotte.
De chaque côté de cette statue géante était disposées deux pyramides recouvertes de pictogrammes étranges.
Sam avait déjà vu ce genre d’écriture, mais ne se rappelait pas où.
Cet endroit lui donnait la chair de poule.
Mais malgré la peur qu’il ressentait, il devait continuer d’avancer. Il prit une grande inspiration puis s’enfonça dans la grotte.
A l’intérieur de l’épaisse conduite rocheuse, Sam avançait prudemment. Il ne voyait pas grand chose.
Sa petite lampe torche ne produisait qu’une faible lumière et ne parvenait pas à percer l’épaisse obscurité qui l’entourait.
Au bout de quelques instants, il déboucha dans une antichambre.
Les murs de pierres taillés étaient recouverts des mêmes inscriptions que les pyramides à l’entrée de la grotte.
Au milieu, sur un petit autel en marbre était posées toutes sortes de coupes en argent et trois bougies qui n’éclairaient que légèrement la pièce.
En s’approchant prudemment, il aperçut une table derrière l’autel sur laquelle il semblait y avoir quelqu’un.
Lorsqu’il y arriva, une vision d’horreur s’offrit à lui : c’était son frère, Dean qui y était attaché !
Il était inconscient et son visage était pas mal amoché. Il fallait vite le sortir de là ! Sam entreprit alors de le réveiller.

« Dean ? Dean ? Tu m’entends ? Allez Dean, s’il te plait, réveille-toi !» Fit Sam en bousculant doucement son aîné.

Mais Dean ne réagissait pas. Sam ne baissa pas les bras et persista.

« Dean ? Dean ? Réveille-toi ! S’il te plait, fais un effort, Dean ! Dean ? Tu m’entends ? »

Ce n’est qu’au bout de quelques minutes d’efforts que Dean bougea sa tête en direction de la voix de son cadet. Puis il ouvrit un œil et enfin, le second.

« Sam, c’est toi ? » Fit Dean d’une voix faible.

« Oui c’est moi ! Mais que t’es-il arrivé ? »

« J’ai été torturé par une créature géante à tête de serpent. Elle était hideuse.» Répondit Dean d’une voix essoufflée.

Une fois Dean détaché, Sam soutint son aîné pour l’aider à marcher et ils s’empressèrent de quitter cet endroit sordide.
Les deux hommes avancèrent doucement tout en scrutant à la lumière de leurs lampes torches les murs de l’antichambre.
A part quelques trous sur une partie de la roche, tout semblait normal.
Soudain un craquement sinistre se fit entendre dans la grotte.

« C’était quoi ça ?» s’écria Dean inquiet.

« Je ne sais pas...Mais...» Sam ne finit pas sa phrase.
Il venait de voir quelque chose de si terrifiant que ça le glaça sur place.

« Mais quoi ? » Demanda Dean.

Quand Dean se retourna pour voir ce qui avait effrayé Sam, il vit dans le mur, le monstre géant avec sa tête serpent qui se dirigeait vers eux.
Ils se mirent à courir, mais Dean tomba au sol qui était juché de squelettes poussiéreux et visqueux.
Sam voulu aider son aîné à se relever, mais avant de pouvoir y arriver, la chose horrible les attrapa et envoya violemment Dean et Sam contre la paroi, ce qui fit un bruit de craquement d’os au niveau de l’épaule droite de Dean. Sous la violence du choc, il poussa un hurlement de douleur.
Quand à Sam lorsqu’il toucha la paroi, il sentit les pierres du mur lui pénétrer dans le dos. Il poussa alors un râle de douleur.
Après ça, Sam n’osa plus bouger. Ses muscles étaient tétanisés par la douleur et la peur.
Par réflexe, il éteignit sa lampe pour tenter de se cacher aux yeux de cet immonde monstre, mais celle-ci en avait décidé autrement. Elle fonça sur Sam et lui mordit le bras jusqu’au sang.
Il poussa un cri épouvantable, tant la douleur était insupportable.
Ce dernier cri avait fait sursauter Dean qui essayait de sortir de cette galère, pour venir en aide à son petit frère.

« Sammy ? Sammy ? Réponds-moi !» s’inquiéta Dean, la voix tremblante.

« Dean ! Cette chose vient de me mordre !» Cria Sam.

« J’arrive ! »

Il ne fallut pas longtemps à Dean pour arriver auprès de son frère. Il découvrit alors son cadet avec le bras ensanglanté.

« Oh la vache, elle t’a pas raté, cette saloperie ! » Dit-il en examinant la blessure de son cadet.

« Non ! Et en plus ça fait un mal de chien. Tu parles d’une galère !»

« Oui, je te le fais pas dire ! »

Dans la pénombre des lieux, les deux frères reprirent leur chemin, mais cette chose horrible revint à la charge.
Dean songea qu’il fallait peut-être rester immobile pour que cette créature les ignore.
Ils ne firent donc aucun mouvement comme s’ils étaient hypnotisés par cette vision envoûtante.
La créature s’approcha du visage de Dean et Sam et les regarda fixement tout en bavant sur eux. Ne voyant plus aucune réaction de leur part, elle s’éloigna d’eux.
Complètement perdus dans cet endroit sinistre, ils savaient que personne ne s’aventurerait aussi loin dans la forêt pour les secourir.
Par moment, Dean frissonnait. C’était sûrement dû à ses blessures qui s’étaient certainement infectées.
Quand à Sam ce n’était pas mieux car il avait perdu du sang et il se sentait de plus en plus faible.
Sam commençait à avoir des pensées noires. Il se voyait dévoré par quelques prédateurs munis de dents acérées.
S’ils ne mouraient pas ce soir, ce serait plus tard, rongé par la faim ou la soif ou par quelques maladies tropicales.
Son regard était livide. Il semblait être ailleurs.
Il secoua la tête balayant ainsi ses pensées sombres.
Il fallait qu’ils sortent de cet enfer et ce n’était pas avec de telles pensées qu’ils allaient y arriver.
Soudain la grotte se remplit de nouveau du même bruit sinistre que précédemment.
Le monstre à la tête hideuse fonça sur les deux frères et une nouvelle fois, ils furent éjectés contre le mur. Dean ressentit une fois encore la violente douleur de son épaule droite. Celle-ci était certainement déboitée par le premier choc. Cette fois-ci la douleur se propagea dans le reste de son corps déjà bien douloureux par la torture qu’il avait subi quelques heures auparavant.
Le corps de Sam s’écrasa également contre le mur avant de retomber lourdement sur le sol. Il secoua la tête pour reprendre ses esprits et vit son aîné lui tendre la main pour l’aider à se relever. Mais la créature hideuse s’élança encore une fois sur les deux frères.
Ils esquivèrent l’attaque de justesse en se baissant à terre.
La créature devint si furieuse qu’elle poussa un hurlent strident qui perça les tympans de Dean et Sam.
Dean commençait à en avoir plus qu’assez de cette affreuse grosse bête sanguinaire bouffeuse d’homme.
Il s’arrêta et hurla en agitant les bras. L’effet escompté ne se fit pas attendre : le monstre sanguinaire ouvrit une large gueule.
Dean ferma les yeux, prêt à être sacrifié, quand une détonation suivie d’un cri strident se fit entendre.
Un deuxième, et enfin troisième coup, résonnèrent dans la grotte.
Lorsque Dean ouvrit les yeux, la créature monstrueuse gisait à terre dans une marre de sang jaunâtre. Lorsque les deux frères se retournèrent, ils virent Bobby, le fusil encore fumant à la main.

« Bobby ! » S’exclamèrent les deux frères en même temps.

« Et oui !»

« Comment tu nous as retrouvés ? » Demanda Sam.

« Je vous raconterai plus tard. Pour l’instant, il est temps de sortir de cette forêt tropicale.»

« Et comment on fait pour rentrer chez nous ? »

« Vous allez voir c’est très simple, maintenant que le monstre est mort. »

« Euh, attends Bobby ! Tu veux dire que cette affreuse bestiole bouffeuse d’homme a un rapport avec notre venue dans cet endroit hostile. » Demanda Dean perplexe.

« Oui, c’est tout à fait ça. »

« Tu sais donc comment nous faire rentrer ? »

« Oui, je sais. »

« J’ai hâte de savoir comment tu vas réussir à nous faire rentrer chez nous »

« Bon ok, je vais vous le dire, sinon vous ne me laisserez pas tranquille. Connaissez-vous ANARUZIEL ? »

« Non ! » Répondirent les deux frères.

« ANARUZIEL est un démon qui transportent les gens d'un lieu à un autre. Il est souvent accompagné de GAZEL et FECAR. Ce sont eux qui excitent les tempêtes, font apparaître les spectres et inspirent les terreurs nocturnes pendant le cauchemar.» Expliqua Bobby.

« Woh woh woh !!! Attends Bobby ! Tu veux dire que nous sommes dans un rêve cauchemardesque, provoqué par ce démon Anaruziel et ses acolytes ? »

« Oui Sam, c’est bien ce que je viens de dire. »

« Alors tout cela n’est pas réel ? »


« Si ça l’est Dean ! Vous êtes dans un cauchemar et tout ce que vous avez vécu était bien réel.»


« Réel ou pas il est temps de foutre le camp de cet foret lugubre. » S'empressa de dire Dean.

Les trois hommes longèrent le boyau de roche jusqu'à la sortie, puis Bobby demanda aux deux frères de toucher la statue à l’entrée de la grotte.
Dean et Sam s’exécutèrent. Quelques secondes plus tard, une lumière blanche éclatante fit son apparition. Les trois hommes s’engouffrèrent un à un dans ce passage qui se referma immédiatement derrière eux. Dean et Sam se réveillèrent dans la chambre du motel  le souvenir de ce cauchemar encré dans leurs mémoires.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 21:09

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Auteur : Poupette67 (c'est moi)

Séries : Supernatural.

Genre/Pairing : Aventure

Personnages : John, Dean, Sam.

Saison : Pré-série.

Mentions légales : Les personnages de la série appartiennent aux créateurs. Je ne touche pas d’argent pour écrire cette histoire.

Résumé : Nous somme en Octobre 1989. Dean a alors 10 ans et Sam 6 ans. John part à la chasse et laisse ses deux fils seuls. Dean entreprend une sortie nocturne sans se douter que son petit frère Sam est en danger.

Note de l’auteur : Voici un OS que j’ai écris pour le plaisir. J’espère qu’il vous plaira. Vous pouvez comme d’habitude me faire parvenir vos commentaires constructifs par un commentaire. Sur ce, je vous souhaite bonne lecture.


                                                      PEUR NOCTURNE



Dans un Motel à Shelby (Montana)

John avait une nouvelle fois laissé ses deux fils au motel le temps de faire la chasse à un démon. Et comme d’habitude, Dean était responsable de son cadet. Son père lui avait donné des consignes précises et il devait impérativement les suivre. Comme à chaque fois, l’aîné essayait de les suivre à la lettre. John laissa donc ses deux fils dans la chambre du motel.
En ce mois d’Octobre, la journée avait été des plus belles. Même s’il y avait un peu de vent et quelques nuages par-ci par-là, le temps était clément. Mais en fin de journée, de gros nuages noirs menaçaient de déverser des trombes d’eau. Dean rentrait des courses lorsqu’il se mit à pleuvoir à torrent. En entrant dans la chambre, il enleva sa veste trempée et la déposa sur une chaise afin qu’elle s’égoutte. Sam était installé à la table basse en train de faire ses devoirs. Dean prépara la table puis déballa les sandwiches et posa les chips et les deux canettes de soda. Le repas fut vite avalé. Les deux frères prirent ensuite une douche et se brossèrent les dents avant qu’ils ne s’installent devant la télévision. Les deux heures de sport qu’il avait eut à l’école avaient littéralement épuisé Sam. Si bien qu’au fil des images qui se succédaient, le cadet s’assoupit en quelques minutes. Dean recouvrit son frère avec la couverture et se dirigea vers son lit pour continuer de regarder la télévision. Le programme télé n’était pas très intéressant pour un enfant de son âge. Il s’ennuyait dans cette chambre car il n’y avait rien n’à faire. C’était vendredi soir et au souvenir de la semaine d’enfer qu’il avait vécue dans cette nouvelle école, il se demanda pourquoi il ne pourrait pas se détendre en allant faire un tour. D’autant plus que ce n’était pas la première fois qu’il faisait ça et son père ne l’avait jamais su. Quant à Sammy, il ne s’était jamais aperçu que son aîné sortait pendant son sommeil. Il aimait bien s’octroyer un peu de temps libre. Et puis pour une fois que Sam s’était endormi de bonne heure sans lui poser toute une série de questions. Surtout que Sammy avait le chic pour poser des questions du genre : « Tu crois que Papa te préfère à moi ?» Que pouvait-il répondre à ça ?! « Mais non Sammy, Papa nous aime autant l’un que l’autre. » Mais la plus part du temps une réponse à une question engendrait une autre question et ainsi de suite, jusqu'à ce que Sammy s’endorme. Et ce soir là, Dean qui ne tenait plus en place dans cette chambre, prit la décision de sortir pendant que son petit frère dormait. Il laissa malgré tout un mot sur la table au cas où il se réveillerait en son absence.
La pluie s’était arrêtée. Dean prit sa veste qui était encore légèrement humide, s’assura que Sam dorme à poing fermé et quitta la chambre.

Une vingtaine de minutes après le départ de Dean, Sam fut soudainement réveillé par un grattement venant de sa gauche. Sur le coup, il n’y prêta pas attention étant encore entre deux sommeils. Mais le bruit se fit de nouveau entendre. Il hésita quelques secondes avant d’ouvrir ses paupières. Il posa d’abord son regard sur le plafond. Il faisait si noir dans la chambre. Seul le lampadaire de l’autre bout du parking du motel donnait une faible lumière jaune. Mais pas suffisamment pour voir quelque chose dans cette obscurité. Les grattements reprirent et se firent de plus en plus forts. Sammy serra fort sa couverture… Il ne cessait de guetter l’armoire, dont les grattements avaient encore amplifié. Le grincement de la porte lui fit comprendre qu’elle s’était ouverte. Son regard pivota sur la gauche. Il avait peur. Ses yeux déjà humides ne purent retenir d’avantage une larme… roulant lentement le long de sa joue pour se perdre dans le creux du pli de ses lèvres. Ses yeux s’écarquillèrent quand il vit deux petites formes rondes et vertes se positionner devant son lit. Il sera encore plus fort la couverture ramenant celle-ci jusqu’au nez. Malgré la peur qu’il ressentait il se hasarda à poser une question la voix tremblante « Qui est là ! Dean ! » N’ayant obtenu aucune réponse, Sam n’osa plus bouger. Les deux formes rondes et vertes se mirent à glisser lentement vers lui. Une étrange impression assaillit Sam. La sensation de peur était si forte que sa gorge devint rêche. Il se mit à trembler. Ses lèvres se serrèrent l’une contre l’autre et n’esquissèrent plus le moindre mouvement. Il aurait voulu crier mais il était tellement tétanisé par la peur que son larynx n’émit aucun son. Ne voyant rien pouvant stopper l’ascension de cette créature, ses doigts se crispèrent sur la couverture. Sa petite voix intérieure avait beau le réprimander, il ne parvint toujours pas à articuler un mot alors que les deux formes rondes se rapprochaient progressivement de lui. Son regard pivota sur la seule issue possible, se dressant à moins de trois mètres de lui sur sa droite. Il lui fallait absolument se lever. Cependant il ne trouva pas la force nécessaire. Ses poings serrèrent la couverture de son lit si fort que la jointure de ses doigts le fit souffrir. Cette présence malfaisante avançait toujours vers lui. Il était temps qu’il prenne une décision. Il était temps de prendre son courage à deux mains et de se lever pour se diriger le plus rapidement possible vers la porte d’entrée. Il prit une grande respiration et sortit de son lit, manquant de justesse de tomber à la renverse et s’étaler de tout son long sur le sol. Mais cette lueur verte, fut plus rapide que lui. Elle se rapprocha de la porte pour y apposer un bras démesuré… se plaçant entre le jeune Winchester et la seule issue possible. Réunissant le peu de courage qu’il lui restait – avant que celui-ci ne lui fasse faux-bon – il bondit vers la poignée de la porte. Deux mètres le séparaient de la sortie, une courte distance qui pourtant lui parut être la plus longue de sa vie. Il eut l’impression de se mouvoir au ralenti. Il ne restait pourtant que deux ou trois pas à faire, pour sortir de cette peur terrible qu’il ressentait. Ses yeux humides donnaient naissance à des torrents de larmes intarissables. Il tendit la main vers la poignée de la porte et la saisit lorsque la créature aux yeux verts l’agrippa violement par les pieds le faisant tomber au sol. Sous l’effet du choc, sa jambe se mit à saigner. Sam lança un cri de douleur mais la créature continuait à le trainer. Il essayait de s’accrocher à tout ce qu’il pouvait attraper autour de lui. Mais dans la pénombre de la chambre il n’y voyait quasiment rien. Il tâta le sol avec ses mains espérant ainsi agripper quelque chose au passage. Mais cet être malfaisant continuait son chemin vers l’armoire d’où il était sorti. La porte de l’armoire s’approchait de plus en plus et Sam était toujours aussi tétanisé par la peur. Sa cheville lui faisait très mal. Ses yeux pleuraient de nouveau et il ne put empêcher quelques gémissements s’échapper de ses lèvres. La porte de l’armoire s’ouvrit et la créature commença à emporter Sam dans son repaire. 

Soudain la porte de la chambre s’ouvrit. Sam hurla toujours en sanglotant

- Dean, il m’a attrapé ! Aide-moi !


Le premier réflexe que Dean eut, fut d’allumer la lumière de la pièce. La créature se désintégra en poussant un hurlement strident. Ce cri si puissant obligea les deux frères à mettre leurs mains sur leurs oreilles pour se protéger du bruit. La chose se disloqua en une flaque visqueuse et verdâtre. Dean, qui s’était rapproché de son cadet, l’avait pris dans ses bras pour le consoler. Sam avait les joues rougies par les larmes qui s’écoulaient encore sur son visage. Dean essaya de le rassurer.

- C’est fini Sammy. Ca va aller.

- Dean, j’ai tellement eu peur ! lui dit-il en pleurant.

- Sammy, calme-toi, ça va aller maintenant.

- Ma jambe me fait mal.

- Attends je vais regarder.


Dean aida son petit frère à s’allonger sur le lit, puis releva le bas de son pyjama ensanglanté et regarda la blessure. Il avait une entaille assez profonde qui ne cessait de saigner et qui nécessitait certainement des points de sutures. Il fit un bandage provisoire et appela son père afin de le prévenir que Sam était blessé. John ne répondant pas, il lui laissa un message. Dans ces circonstances, il n’avait pas d’autres choix que de téléphoner aux urgences. Il ne pouvait pas laisser son petit frère se vider de son sang. Il s’apprêtait à composer le numéro des urgences lorsqu’il entendit une voiture se garer sur le parking devant la chambre. La porte s’ouvrit sur John qui se précipita vers Sam.

- Papa ?

- Mais que s’est-il passé ? Lui demanda John tout en regardant la blessure de Sam.

- Sam s’est fait attaquer par une créature qui venait de l’armoire.

- Où tu étais ? Demanda John furieux tout en prenant Sam dans ses bras pour le mettre dans l’impala afin de l’emmener à l’hôpital.

- Je suis sorti faire un tour.

- Tu es inconscient et les consignes que je t’ais données !

- Je suis désolé papa. Ca ne se reproduira plus.

- J’espère bien !


John déposa Sam à l’arrière de la voiture et Dean s’installa à côté de son cadet. Durant le trajet Dean ouvrit la bouche pour demander à son père :

- Dis papa c’est quoi qui a attaqué Sammy ?

- Certainement le Bouka !

- Le Bouka ?


- Oui cette créature vit dans les placards et les armoires Elle attrape les enfants par les pieds pour les emmener dans son repaire. Seuls les enfants peuvent la voir. Mais cette créature a une faiblesse : elle craint la lumière, seule chose qui peut la tuer. Et c’est pour ça que lorsque tu as allumé la lumière, elle s’est désintégrée.

Après quelques minutes sur la route, ils arrivèrent à l’hôpital où Sam fut pris en charge par une équipe médicale. L’infirmière posa tout un tas de questions à John afin qu’il justifie la blessure de son cadet. Ayant l’habitude de ce genre de questionnaire, John se justifia avec des mensonges. Après cet interrogatoire, John rejoignit son fils en salle d’examen. Au bout d’heure environ, les trois winchester sortirent de l’hôpital et retournèrent au motel où tout le monde s’endormit. Mais le lendemain John qui n’en avait pas fini avec Dean, lui fit un sermon qu’il ne fut pas prêt d’oublier. Jamais il ne recommença ses sorties nocturnes et décida désormais de suivre à la lettre les ordres que son paternel lui donnait.

 

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Pour information

 

Mythologie Russe : Le Bouka 

 

 - Petite créature méchante qui habite dans le placard ou sous le lit dans la chambre d'enfants. Seuls les enfants peuvent le voir. Le bouka aime les attraper par les pieds et essaie de les entraîner dans son repaire. Il craint la lumière qui peut le tuer. Si les enfants parviennent à convaincre les adultes de son existence, il disparaît.
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Published by poupette67 - dans OS ( Fiction courte)
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